Ayaquina
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Posté le 22/05/09 15:58
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Bonjour à tous,
Pour commencer je me présente, je m'apelle Sylvia Da Luz (Ayaquina pour les intimes d'over blog) et je viens de rejoindre votre communauté.
Je suis arrivée sur overblog pour y faire figurer, parmi tant d'autres, le manuscrit d'un roman jeunesse que j'essaie d'éditer en ce moment "les mémoires de la terre". Une histoire fantastique avec des sirènes.
Je relancerais le débat ci-dessus non pas par : pourquoi j'écris? mais par pourquoi je partage cet écrit?...écrire peut se faire pour de multiples raisons que vous évoquez tous singulièrement, mais ce que permet le partage c'est la confontration avec un autre: le moment oùl'on se sort de son acte "auto-érotique" pour se confronter à l'amour de l'autre. (ou désamour). C'est pour ça d'ailleur qu'il me semble que l'auto édition est un moyen qui pose question (autre débat cité dans le forum) : car s'il est courageux dans son pari, il est aussi la tentation narcissique à ne pas se confronter au refus de l'autre. Personnellement, écrire est le moyen de partager une expression intime avec le détachement de l'écriture et de sa mise en scène. Et aussi de permettre à ma main de découvrir ce que pense ma tête...Mais de façon plus profonde, elle est le meileur moyen de me confronter au jugement des autres : Le lecteur est un étalon qui donne une mesure juste entre l'être singulier et extraordinaire que je suis (mais si!!!!

) et le fait que je ne suis pas le nombril du monde (eh non...

).
Pour finir, je voudrais vous donner le conseil que je me donne à moi-même: si votre oeuvre n'est pas éditée, ça ne veut pas (toujours) dire, qu'elle est mauvaise : elle peut être perfectionnée, ajustée. Elle peut être un début à une réflexion qui donnera naissance à une oeuvre plus mûre, un peu plus tard. Bref, comme dans l'amour...ça marche pas à tout les coups, mais si on se remet en cause au lieu de s'aigrir, on y arrive un jour. (enfin, j'espère..pour l'un comme pour l'autre....

).
Je désire l'infini, et même un peu plus,si c'est possible. Et même si ça ne l'est pas. (d'après Fernando Pessoa)