LA PLUME D'ECRIVAINS

LA PLUME D'ECRIVAINS

Créée le 14/11/2007 par Andrew Néel
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La crise financière, monétaire et économique, quelles solutions ?

Denis-Zodo - Posté le 23/01/09 17:08

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La crise financière et économique a  fait surface en septembre 2008. Quelques jours plus tard, toutes les grandes places boursières étaient au rouge. Un véritable ballet s’est engagé. Aucune solution,  les banques centrales viennent en aide pour y remédier. Rien et rien. Le monde entier est en branle. La crise économique qui était latente, devient manifeste. Tous les grands pays sont impuissants face à  ce  phénomène. Cette pathologie ne trouve aucun remède.

Faut-il revoir l’ensemble du système mondial ?

 

zodo : le "mensonge" est l'outil le plus sofistiqué pour être le premier au rendez-vous. Mais la vérité, malgré tout, finit par le rattraper.

Surexposure - Posté le 03/02/09 20:50

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Le remède pour le moment c'est de renflouer les structures en difficulté. Les gouvernements ont bien réagit avec les banques. Je ne suis pas expert en économie, mais je pense que cette crise aura des conséquences encore cette année et on en vois déjà les effets avec l'augmentation du chômage.

En ce qui concerne l'économie française, il faut revoir le système des liquidités entre les banques qui aurait pu être pire fin 2008. Aux Etats Unis attention aux prêts à risque. Pour l'Europe, il faudrait limiter les placements à risque à l'étranger.
Denis-Zodo - Posté le 09/02/09 11:27

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Selon la fiscalité  internationale, il n’existe pas de critère unique, clair et objectif permettant d’identifier un pays comme étant un paradis fiscal. Les critères sont divergents, d’où la relativité de la définition.

 

Dans les administrations fiscales  de la plupart des pays membres de l’OCDE, il n’existe pas dans la législation ou dans la jurisprudence, de définition précise de cette notion.

 

On peut remarquer que dans le précis de fiscalité établi annuellement par la Direction générale des impôts française, le terme « paradis fiscal » n’est utilisé qu’une seule fois et dans une Instruction du ministère des Finances du 18 mai 1973. Selon elle, le paradis fiscal était défini comme un pays « qui applique un régime fiscal dérogatoire tel qu’il conduit à un niveau d’imposition anormalement bas ». Pourtant, dans la référence que constitue le Code général des impôts français, l’article 238 A  préfère parler de « pays à régime fiscal privilégié », c'est-à-dire  les États ou territoires où les contribuables sont imposables ou assujettis à des impôts sur les bénéfices ou les revenus notablement moins élevés qu'en France, ce qui démontre le côté tout relatif de la définition. (cf article 14 de la loi de finances de 1974).

 

Un pays peut être considéré comme un refuge fiscal au regard de certaines situations ou opérations particulières ; certaines dispositions législatives (zones franches) peuvent également créer une sorte de paradis fiscal à l'intérieur d'un pays à forte fiscalité.

En Afrique, ce terme est plus qu’étrange qu’étranger. C’est dire qu’on en parle rarement sans savoir exactement son intérêt. Mais aujourd’hui, avec le rebondissement du phénomène des paradis fiscaux et leurs rapports avec le blanchiment d’argent et la misère des pays, les Etats semblent y accorder une importance particulière. La variété des définitions engendre de facto, des listes plus ou moins longues de paradis fiscaux.

Comment reconnaître des paradis fiscaux ?

L'intérêt des paradis fiscaux ne réside pas seulement dans leur qualité fiscale, mais aussi dans d'autres avantages aussi essentiels. Le rapport Gordon de l'administration fiscale américaine ainsi que les travaux de l’OCDE retiennent un faisceau de caractéristiques communes à la plupart des paradis fiscaux :

 

·         absence ou faible niveau d’imposition pour des dépenses publiques réduites

·         stabilité économique et politique

·         liberté des changes accompagnée d’une monnaie liquide

·         secret commercial et secret bancaire inébranlable (on parle parfois de « paradis bancaire »)

·         secteur financier très développé par rapport à la taille du pays ou la dimension de son économie

·         bonnes infrastructures de communication et de transport

·         maillage de conventions fiscales faible ou inexistant.

 

Ces critères ont permis d’établir une liste des paradis fiscaux en 2000. Cette liste, est en constante refonte, puisque par exemple, Vanuatu en a été retirée le 20 mai 2003 et les Îles Marshall le 7 août 2007.

 

A ces critères, on peut ajouter l'impunité judiciaire relativement aux lois nationales contournées. C’est ce qui fait dire à certains analystes que les paradis fiscaux sont en fait des paradis fiscaux et judiciaires.

Les paradis fiscaux sont en général de tous petits territoires, souvent des îles, qui peuvent dégager des ressources fiscales suffisantes à leur échelle parce que le faible taux d'imposition est compensé par l'énorme volume d'opérations (la ressource étant de niveau mondial). Devenir un paradis fiscal est une solution qui peut-être adoptée par des Etats sans autres ressources, dont l'économie très faible par ailleurs ne supporterait pas une taxation à la hauteur des besoins. Toutefois, ces critères restent relatifs.

 

Les paradis fiscaux existants

La Suisse est un paradis bancaire, mais n'est en général pas considérée comme un paradis fiscal ; le Royaume-Uni ou les États-Unis ne sont pas en général considérés comme des paradis fiscaux bien qu'en pratique ils peuvent offrir les mêmes avantages aux particuliers (statut de résident non domicilié au Royaume-Uni) comme aux entreprises (sociétés non résidentes aux États-Unis) ; Andorre est un paradis fiscal avec des infrastructures de communication et de transport limitées du fait de sa géographie, etc.

 

Origine des paradis fiscaux

L'histoire des paradis fiscaux est parallèle à celle de la fiscalité. Ainsi, 2 000 ans avant J.-C., les premiers commerçants grecs envoyaient déjà des émissaires dans certains ports afin que vendeurs et acheteurs, lors d'une transaction, se retrouvent à un point convenu pour transborder la marchandise et échapper ainsi aux taxes portuaires déjà existantes (on parlerait aujourd'hui d'opérations offshore). Mais c'est durant les années 1930 et surtout pendant les Trente Glorieuses que les paradis fiscaux vont prendre leur véritable essor.

Depuis le début des années 1980, le mouvement ne s’est pas ralenti Le rapport de l’OCDE d’avril 1998 précise ainsi que « l’investissement direct étranger des pays du G7 un certain nombre de pays des Caraïbes et d’États insulaires d’Asie , généralement considérés comme des pays à fiscalité peu élevée, a plus que quintuplé entre 1985 et 1994 pour s’établir à quelques 200 milliards de dollards, ce qui représente un accroissement bien supérieur à la croissance de l’encours actuel de l’investissement direct étranger ».

Au premier trimestre 2004, le ministère du Commerce chinois s’inquiétait que 20 % des investissements directs étrangers en Chine provenaient des îles Vierges, des îles Caïmans et des Samoa. De manière globale, en 1997, le montant des actifs gérés par 65 paradis fiscaux s’élèverait à la somme de 4 497 milliards d’euros, selon les journalistes du journal L'expansion. 3 ans plus tard, le 8 mars 2000, le quotidien français Libération publiait une enquête évaluant l’ensemble des fonds placés dans les paradis fiscaux à près de 6 000 milliards d’euros, avec une hausse de 12 % par an.

Les paradis fiscaux sont donc devenus un rouage incontournable des sociétés internationales dans leur stratégie fiscale.

 

Les enjeux représentés par les paradis fiscaux

 L'existence des paradis fiscaux soulève plusieurs types de questions distinctes :

·         la concurrence fiscale

·         la concurrence économique, entre entreprises issues de pays différents

·         la lutte contre le blanchiment d'argent et le financement d'organisations criminelles

·         la stabilité du système financier international

Ces questions sont néanmoins souvent évoquées ensemble (avec plus ou moins de bonne foi, dans la mesure où communiquer à propos du blanchiment d'argent est plus facile et plus porteur, que simplement se plaindre d'une perte de rentrées fiscales au profit d'un micro-Etat voisin).

Les paradis fiscaux sont souvent confondus avec les paradis financiers ou paradis bancaires et les paradis judiciaires.

En outre, quatre facteurs principaux sont utilisés pour déterminer si une juridiction constitue un paradis fiscal.Le premier est le fait que cette juridiction applique des impôts inexistants ou insignifiants. Les trois autres facteurs à prendre en compte sont les suivants :y a t il une absence de transparence ?

 

Existe t-il des lois ou pratiques administratives qui empêchent un véritable échange de renseignements à des fins fiscales avec les autres administrations en ce qui concerne les contribuables qui bénéficient d’une imposition inexistante ou insignifiante ?

L’absence d’activités substantielles est elle admise ?

 

Depuis 2002, l’Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) a lancé un vaste programme - le Forum mondial pour la fiscalité - visant à instaurer une "équité et une concurrence loyale" en matière fiscale. A terme, le but est d’obliger les paradis fiscaux, par la négociation, à limiter leur "dumping fiscal". Pour de nombreuses associations, comme le réseau Taxe Justice, et les grands argentiers de tout bord, les paradis fiscaux constituent- en plus d’un risque criminel - une vaste incitation à l’évasion fiscale, et donc un manque à gagner pour les Etats. Toutefois, la démarche de l’OCDE ne les satisfait pas toujours, car jugée par certain trop « diplomatique ». 

Les paradis fiscaux, comme outils de commerce international :

L’existence des paradis fiscaux n’est pas nouvelle, et il faut reconnaître qu’elle est liée à l’existence de l’impôt. Depuis des millénaires, les marchands ont recherché la meilleure façon pour pratiquer leur commerce, en évitant de payer l’impôt. Ainsi, au moyen âge, ceux qui s’installaient à Londres étaient exonérés d’impôt.

L’idée et la pratique ne sont pas neuves. L’essor des paradis fiscaux est lié au développement des banques étrangères, à l’internationalisation de l’activité des sociétés, et également au développement du réseau des lignes aériennes. Les groupes internationaux partent à la conquête de marchés, puis utilisent au mieux les avantages existants dans tel ou tel pays. D’abord en utilisant la main d’œuvre locale bon marché, puis en répartissant leurs différentes filiales sur des territoires à la fiscalité avantageuse.

 

Tous les acteurs du commerce international ont besoin de trouver des financements à faible coût, et cherchent à réduire autant que possible leurs charges.   

La définition du paradis fiscal n’est pas complètement établie par le législateur, qui préfère utiliser l’expression « pays à régime fiscal privilégié ». Ces pays ont un taux d’imposition très faible, quand il n’est pas inexistant. La liste de ces paradis fiscaux évolue selon les critères retenus au fil du temps. Certains pays ont été supprimés de cette liste, tandis que d’autres viennent la compléter. La définition d’un paradis fiscal est mouvante. Elle dépend des critères utilisés, de la conjoncture politique ainsi que des modifications des lois et traités en vigueur.

Le taux d’imposition, pratiqué dans les paradis fiscaux peut être faible ou nul. Il résulte d’un choix politique du pays, selon sa situation et ses objectifs :

- la volonté d’attirer des activités commerciales étrangères,

- l’impossibilité pratique de mettre en place un impôt sur le revenu,

- le trop faible niveau de vie de la population qui rend impossible l’établissement de l’impôt.

Certains paradis fiscaux mettent en place un système d’imposition différent, selon la catégorie des opérations à imposer : par exemple, les compagnies maritimes installées au Panama, où, la loi sur les sociétés commerciales offre une grande liberté aux associés pour régir leurs relations. Cette loi s’inspire d’ailleurs très largement de celles en vigueur dans l’Etat du Delaware aux Etats-Unis. Aucun capital minimum n’est requis lors de la constitution d’une société, et il n’y a pas d’obligation de dépôt des comptes annuels. Le délai de création d’une société est de 10 jours, mais il peut être réduit à la moitié s’il y a urgence.

 

Les paradis fiscaux, instrument de  concurrence fiscale et concurrence économique

Par les conditions favorables qu'il offre, un paradis fiscal attire les entreprises pour qu'elles y installent leur siège social. Ces entreprises réduisent ainsi le montant de leurs impôts sur les bénéfices par rapport à leur pays d'origine, échappant de cette manière à une fiscalité qu'elles jugent excessive.

Mais ce gain pour les entreprises est autant de perdu pour les Etats, au grand dam des partisans de politiques sociales, et à la grande satisfaction des partisans de la concurrence fiscale qui y voient un moyen de limiter la tendance naturelle des états à taxer toujours davantage (un résultat de cette concurrence est par exemple que l'épargne des non-résidents n'est imposée dans aucun pays européen) et de respecter le droit des individus à « organiser leurs affaires de telle façon qu'ils n'aient à acquitter que le minimum d'impôts prévu par la loi » (selon les termes du ministre des Finances canadien en février 1985, dans sa déclaration des droits du contribuable)..

Tous les grands pays ont, dans leur voisinage et sous leur dépendance de facto voire de jure, un paradis fiscal qui lui permet d'attirer les devises et les investissements étrangers, ainsi que d'éviter une trop grosse exportation de capitaux des nationaux : Monaco pour la France, les îles Anglo-Normandes pour le Royaume-Uni, les Bahamas pour les États-Unis, le Lichtenstein entre la Suisse et l'Allemagne, etc.). Il leur est plus facile de faire varier le niveau de tolérance appliqué à ces satellites et à leurs entreprises nationales, que de faire évoluer leur système fiscal, avec tout ce que implique de débat public et de délais.

Ainsi, les paradis fiscaux apparaissent-ils comme des soupapes dans les systèmes fiscaux, avec le risque de les voir se transformer en fuites importantes. Risque aggravé par les moyens techniques modernes, en matière de transport et de finance : en août 2006, aux États-Unis d'Amérique, une enquête judiciaire révèle que de nombreux milliardaires détourneraient de l'argent par l'entremise des paradis fiscaux, faisant perdre au fisc un total de 70 milliards de dollars par an parmi les paradis fiscaux utilisés. Pour cela, des sociétés fictives ont établi leur siège aux Îles Caïmans ou aux îles Vierges britanniques. Des comptes ont également été découverts dans diverses îles des Caraïbes et sur l'île de Man.

 

 

zodo : le "mensonge" est l'outil le plus sofistiqué pour être le premier au rendez-vous. Mais la vérité, malgré tout, finit par le rattraper.

Denis-Zodo - Posté le 09/02/09 11:50

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« L’argent n’a pas d’odeur », avons-nous coutume de dire. Cette assertion, aussi séculaire que contemporaine, est de plus en plus vérifiée de nos jours dans un contexte économique où, la recherche du profit conduit souvent à des actions malsaines. «S’enrichir quelle que soit la façon» semble être la devise des «criminels financiers » d’aujourd’hui.

Aujourd’hui, le phénomène a atteint des proportions très inquiétantes et gangrène l’économie de nos pauvres petits pays déjà très endettés. En Afrique, malgré l’effort inlassable du Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent en Afrique (GIABA), accompagné d’une volonté politique manifeste de nos gouvernants, le mal semble être incurable.

Au Canada, le blanchiment d’argent entraîne des pertes de plusieurs milliards de dollars. Bien qu’il soit impossible de connaître la valeur exacte des pertes, le Fonds monétaire international (FMI) estime la valeur de l’argent blanchi à l’échelle internationale à entre 2 et 5% du produit intérieur brut (PIB) mondial ; ce qui représenterait entre 900 milliards et 2,25 millards de dollars canadiens.

Les groupes du crime organisé et les criminels doivent trouver des façons « légitimes » de dépenser les produits de la criminalité. Non seulement, le fait de dépenser des fonds illicites « blanchit » l’argent, mais cela les rend encore plus difficiles à détecter. Le blanchiment d’argent prend une ampleur considérable en Afrique, en l’occurrence au Sénégal. La Cellule Nationale de Traitement des Informations Financières (Centif) du Sénégal révèle que les valeurs relatives aux dossiers transmis s’établissent à un peu plus de 88 milliards FCFA dont seulement 459 millions ont fait l’objet d’une opposition par ladite cellule et confirmée par le Juge d’instruction. Ce qui nécessite davantage de collaboration des acteurs non financiers comme les avocats qui sont invités à déposer une déclaration de soupçon.

Selon la littérature fiscale, le blanchiment d’argent est l’action de dissimuler la provenance d’argent acquis de manière illégale afin de le réinvestir dans des activités légales, il consiste :

-  à conférer une apparence de légitimité aux produits de la criminalité;
-  à dissimuler la provenance et la propriété criminelle des fonds; et
- à donner un caractère légitime à la provenance des fonds.

Le blanchiment implique généralement une multiplicité de transactions ayant pour but de dissimuler l'origine de gains financiers afin qu'ils puissent être utilisés en toute impunité par leurs détenteurs.

Il comprend en général trois phases :

- le placement ou dépôt des fonds illégitimes dans des institutions financières par virement télégraphique ou par d'autres moyens, l'empilement, qui consiste à éloigner de sa source le produit d'activités criminelles grâce à toute une série de transactions financières complexes, et l'intégration, c'est-à-dire l'utilisation d'une transaction en apparence légitime pour masquer des avoirs illicites. Grâce à ces opérations, le blanchisseur tente de convertir l'argent provenant d'activités illégales en fonds dont la source paraît légale.

Le blanchiment d’argent est un élément des techniques de la criminalité financière. Une technique car, sans le blanchiment, les criminels ne pourraient pas utiliser de façon massive ces revenus illégaux sans êtres repérés. Mais, corollairement à cette étape, il y a toujours une infraction sous-jacente. C’est-à-dire une activité dont le revenu est considéré comme de l’argent sale telle la prostitution, les ventes illégales de médicaments, le trafic de drogue, la corruption, mais aussi, les détournements de fonds politiques?

En effet, les moyens utilisés par un blanchisseur ne sont limités que par son inventivité. L'argent sale est blanchi par le truchement de bureaux de change, de la Bourse, de négociants en or, de casinos, de concessionnaires d'automobiles, de sociétés d'assurance et de sociétés d'import-export. Les établissements bancaires privés, les banques extraterritoriales, les sociétés de façade, les zones de libre-échange et le financement d'activités commerciales peuvent tous masquer des activités illégales.

Le malheur dans nos pays, c’est que des actions sont menées et beaucoup d’argent déployés pour les séminaires et autres rencontres, pour faire la guerre au fléau. Mais, les résultats de ces différentes études sont le plus souvent rangés aux oubliettes. Ce qui engendre nécessairement une autre perte car, le combat exige beaucoup d’énergie, beaucoup d’argent et demeure sans suite concrète. Sur tous les plans alors, le blanchiment d’argent est plus que néfaste. Mais, c’est sur le côté économique que le mal semble être plus récurrent. De nombreux efforts économiques sont annihilés et le système bancaire est affecté. En effet, des banques peuvent voir tout un espoir tombé à vau l’eau après qu’un criminel qui ne dépose son argent que pour qu’il soit blanchi, s’envole vers d’autres pays notamment les paradis fiscaux. Il faut également noter et déplorer les conséquences néfastes émanant du blanchiment d’argent sur le plan de la concurrence et de la compétitivité de nos entreprises. Un criminel financier peut en effet, sous le couvert du manteau de l’action sociale, venir en aide aux plus pauvres, faire perdre aux commerçants et autres industriels locaux un manque à gagner considérable. Le plan politique n’est pas en reste, avec les achats de conscience. Mais, c’est sur le plan social que le mal est plus pernicieux avec le trafic de drogue, d’armes, de femmes et d’enfants qui ont des incidences incommensurables sur le développement de nos pays. Aujourd’hui, au-delà des problèmes sociopolitiques, de nombreux conflits africains, prennent racine dans le blanchiment d’argent. Il faut souligner que les guerres inter-étatiques et intra-étatiques qui ravagent certains pays d’Afrique sont soutenues par des trafiquants d’armes qui ne sont ni plus ni moins que des «criminels financiers» dont les visages nous sont le plus souvent familliers. Alors, l’accentuation de la lutte contre le blanchiment d’argent est plus que nécessaire. Car, une fois ce mal éradiqué, les effets collatéraux seront salutaires. Car, aussi bien le trafic d’arme, de drogue, d’enfants et de femmes n’auront plus de bailleurs.

Les conséquences graves

Le blanchiment des capitaux a un effet corrosif sur l'économie, le gouvernement et le bien-être social d'un pays.

Il fausse les décisions des entreprises, accroît le risque de faillite des banques, prive le gouvernement du contrôle de sa politique économique, nuit à la réputation d'un pays et expose sa population au trafic des stupéfiants, à la contrebande et à d'autres activités criminelles. Le blanchiment peut avoir des conséquences dévastatrices sur l'économie, la sécurité et la société. Il aide les trafiquants de stupéfiants, les terroristes, les trafiquants d'armes, les fonctionnaires corrompus et autres malfaiteurs à se livrer à leurs activités criminelles et à les étendre. La criminalité prend une ampleur internationale croissante, et ses aspects financiers sont devenus plus complexes grâce aux rapides progrès de la technologie et à la mondialisation du secteur des services financiers.

En plus de faciliter le commerce légitime, les systèmes financiers modernes permettent aux blanchisseurs d'opérer le transfert instantané de millions de dollars en utilisant des ordinateurs personnels et des antennes paraboliques. Étant donné que le blanchiment dépend dans une certaine mesure des systèmes financiers existants, les moyens utilisés par un blanchisseur ne sont limités que par son inventivité. L'argent sale est blanchi par le truchement de bureaux de change, de la Bourse, de négociants en or, de casinos, de concessionnaires d'automobiles, de sociétés d'assurance et de sociétés d'import-export. Les établissements bancaires privés, les banques extraterritoriales, les sociétés de façade, les zones de libre-échange et le financement d'activités commerciales peuvent tous masquer des activités illégales.

Le blanchiment peut saper l'intégrité des institutions financières d'un pays. Du fait de la forte intégration des marchés financiers, il peut également avoir des effets défavorables sur les monnaies et sur les taux d'intérêt. L'argent blanchi finit par circuler dans les systèmes financiers mondiaux où il risque de porter atteinte à l'économie et à la monnaie nationale. Loin d'être un simple problème de non- respect des lois, le blanchiment des capitaux menace gravement la sécurité nationale et internationale.

Les marchés naissants qui ouvrent leur économie et leur secteur financier deviennent des cibles de plus en plus viables pour les blanchisseurs de capitaux.

De la lutte

Après les événements tragiques du 11 septembre, un effort extraordinaire a été déployé pour renforcer le système de défense international contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme. Des progrès notables ont été accomplis sur de nombreux fronts : les pays réévaluent l’adéquation de leur système de défense et prennent des mesures correctives. Mais il reste beaucoup à faire pour mettre en place les capacités institutionnelles et techniques nécessaires. Il s’agira essentiellement d’entretenir cette dynamique et d’éliminer les lacunes des systèmes de défense afin de détecter et d’empêcher le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme à l’échelle internationale.

Avec la mondialisation et les échanges de capitaux qui sont de plus en plus importants et fréquents, les luttes contre le blanchiment d’argent sont effectuées à l’échelle internationale. Mais, les pays d’Afrique, malgré une volonté politique affichée et les nombreux efforts consentis notamment par le GIABA (Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d’argent), semblent être dépassés par les criminels financiers.

 

zodo : le "mensonge" est l'outil le plus sofistiqué pour être le premier au rendez-vous. Mais la vérité, malgré tout, finit par le rattraper.

Denis-Zodo - Posté le 09/02/09 11:56

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Faillites bancaires, des milliards de dollars envolés, une croissance mondiale en berne, des gouvernements impuissants. Le capitalisme financier est en crise. Toute chose qui a poussé Nicolas Sarkozy à expliquer à la population que c'était "la fin d'un monde", sans esquisser des pistes de sortie de crise. Chaque jour, les médias alignent en boucle les chiffres de la crise, les chutes des valeurs boursières, les pertes colossales de certaines banques, sans nécessairement expliquer réellement ce qui est en train de se passer en des termes simples. Mais quelles sont les causes et les conséquences de la crise financière mondiale ?

 

Un bref aperçu de la situation :

Après l’attentat du 11 septembre, et du fait des taux d’intérêt variables en baisse, commença une nouvelle montée dans la demande de bien immobilier. Ce qui engendra deux bulles financières : celle du marché immobilier et celle des investissement boursiers. La bulle de l’immobilier fut celle qui explosa la première, en 2007 ; les taux d’intérêt ont atteint des sommets et les prix de l’immobilier aux Etats-Unis commencèrent à chuter. Les gens ne parvinrent pas à rembourser leurs emprunts et les banques et établissements financiers commencèrent à faire faillite. La chute qui toucha les Etats-Unis contamina les bourses, les banques, les sociétés et les fonds spéculatifs dans le monde entier. Les principales vagues furent ressenties en Asie, au Canada et en Australie. La crise n’épargna pas non plus de nombreuses entreprises, sociétés de production, de marketing et même le high-tech.

Comment sommes nous arriver à là ?

Les causes successives :

L’avènement des "subprimes", la titrisation abusive, la méfiance des banques, l’asphyxie des banques par faute de liquidités et  la panique généralisée des marchés financiers.

 

L’avènement des "subprimes"

La crise débute à l'été 2007  aux Etats-Unis à cause des "subprimes", des prêts hypothécaires consentis à la classe moyenne américaine.

En effet, en temps normal et avant, un particulier qui souhaite acquérir un appartement peut emprunter en fonction de son salaire et de sa capacité à rembourser. L’inconvénient du système est que  l'emprunt est proportionnel au salaire. Donc si vous ne gagnez pas beaucoup, vous ne pouvez pas emprunter beaucoup, par conséquent vous ne pouvez pas acheter.
Les Américains ont donc créé des subprimes par lesquels vous empruntez ce que vous voulez (même si le salaire n'est pas très élevé) mais c'est la maison qui est en garantie. En clair, si vous ne pouvez pas rembourser, la banque récupère la maison et la vend. Mais quand les prix de l'immobilier baissent, les banques paniquent !

Car quand un emprunteur ne rembourse plus, la banque décide donc de vendre sa maison et de tout récupérer. Mais comme les prix de l'immobilier ont baissé, la banque perd de l'argent sur la vente. C'est la crise des subprimes.

Certaines banques qui avaient eu trop recours à ce type de prêt se sont retrouvés dans une situation financière critique. Et plus de 2 millions de personnes se retrouvent ruinées aux Etats-Unis, faute de pouvoir rembourser les emprunts.

 

La titrisation abusive

Pour tenter de limiter les risques de ces crédits d'un nouveau genre, les banquiers ont eu recours à la titrisation. Ils ont transformé ces emprunts en titre sur les marchés boursiers. Concrètement, si un particulier emprunte 1000 euros, il doit en rembourser 1200 euros à la banque avec les intérêts.

Ainsi, pour gagner plus rapidement de l'argent, les banques ont émis des titres de dette, c'est-à-dire un papier donnant droit à ces 1200 euros. Ces titres de dette se sont échangés sur les places boursières.


Quel est l'intérêt pour les acheteurs de ces titres ? Si l'acquéreur achète son titre à 1100 euros, il sait qu'il a la garantie de recevoir 1200 euros. Or, à partir du moment où celui qui doit rembourser l'emprunt pour l'achat de sa maison ne peut plus payer, le titre n'a plus aucune valeur. Ce sont ces montages financiers complexes qui expliquent la chute de la bourse car toutes les banques étrangères, notamment européennes, se sont aperçues qu'elles possédaient des titres de « subprime » qui ne valaient plus rien. Tout le monde en avait, mais personne ne savait vraiment combien.

 La grande méfiance des banquiers

Dans un premier temps, les banques étrangères se sont voulues rassurantes. En France, le directeur de la BNP a d'abord affirmé que la banque n'avait pas procédé à des placements risqués de ce type. Mais quelques jours plus tard, après analyse, la BNP réalise qu'elle possède des subprimes. Le jeudi 9 Août 2007, la BNP décide de geler la cotation de 3 fonds d'investissement. La panique gagne alors les marchés car plus personne ne se sent à l'abri. A partir de là, les banques vont se méfier les unes des autres et ne plus vouloir se prêter de l'argent entre elles. Cette crise de confiance des marchés interbancaires va entraîner la faillite de certaines banques, malgré l'injection de milliards de dollars de la réserve fédérale américaine.

 

L’asphyxie des banques par faute de liquidités

Pour comprendre comment les banques ont fait faillite dès 2007, il faut comprendre comment fonctionne le système bancaire. Dans le système bancaire, quand vous empruntez 100 000 euros à la Société Générale, celle-ci augmente la masse monétaire de 100 000 euros. Elle crée donc 100 000 euros. Mais pour éviter que la machine à billet ne s'emballe (créer de la monnaie sans contrôle), la Société Générale doit déposer une partie de la somme créée sur un compte de la Banque Centrale Européenne. C'est ce qu'on appelle les "réserves obligatoires". Si le taux de réserves obligatoires est de 1%, la société Générale doit donc déposer sur le compte de la Banque Centrale Européenne 1 000 euros. Ce système là permet à la banque centrale européenne de contrôler la création de monnaie.
Mais souvent, les banques n'ont pas les liquidités nécessaires pour accorder des crédits (le flux entre l'argent déposé par des épargnants et l'argent prêté aux autres n'est jamais équilibré à l'instant T). Elles empruntent donc de l'argent à une autre banque pour pouvoir verser la "réserve obligatoire" à la BCE afin de pouvoir accorder le crédit au client. C'est une pratique courante : les banques se soutiennent et se prêtent de l'argent entre elles.

 Mais quand il y a une crise de confiance, c'est tout le système qui s'enraye. Pour éviter un effondrement général et des faillites en cascade, la banque centrale "injecte" des milliards, c'est-à-dire qu'elle permet aux banques de récupérer des liquidités à très faible coût.
Malgré cela, certaines banques se sont retrouvées asphyxiées très rapidement, car elles ont perdu des sommes colossales avec les subprimes, et elles n'ont pas réussi à poursuivre leurs activités de crédit car les autres banques, méfiantes, ont refusé de leur prêter des liquidités pour y  faire face. De nombreuses banques  se sont donc retrouvées dans des situations difficiles partout dans le monde et contraintes à des reformes ou exigences rudes.

Ainsi, en Grande Bretagne, la Northern Rock a dû être nationalisée, sous peine de disparaître.

 

 

 La panique des marchés financiers

La plupart des économistes pensaient que le gros de la crise était passé début 2008. Une fois que la crise des subprimes est bien identifiée, que les banques ont revendu ces titres à risques, la crise financière était sur le point de se terminer après un dernier soubresaut fin 2007. Mais la crise est repartie de plus belle en février 2008 quand les banques ont arrêté leurs comptes annuels. Les pertes se sont avérées plus importantes que prévu : entre la chute de l'immobilier, la crise des subprimes, les soubresauts de la bourse qui ont fait chuter les cours, les pertes d'actifs sont montées à plusieurs dizaines de milliards de dollars pour certaines banques. C'est le cas de Citibank, qui était la première banque mondiale jusqu'à cette crise.
Dès lors, la crise financière qui était d'abord une crise bancaire va se transformer en crash boursier. A chaque mauvaise nouvelle ou publication des comptes d'une banque, le titre de la banque chute sur les marchés financiers. Les banques ont alors des pertes colossales, et comme en 2007, peinent à trouver des liquidités. Vu la situation de crise, comme en 2007, les banques ne se font plus confiance et le marché interbancaire se grippe. Certains établissements de crédit ont donc vu leur valeur boursière chuter en quelques semaines. Par exemple, AIG (numéro 1 de l'Assurance) a perdu 45% de sa valeur en une semaine et 79% sur un an. Lehman Brothers, la quatrième banque d'affaires de Wall Street, a perdu 45% de sa valeur en une seule journée et 94% sur un an. Jamais des chutes aussi vertigineuses n'avaient été constatées depuis la crise de 1929.

 

Les conséquences de la crise

 

La crise financière menace le bien-être de milliards de personnes et ce qui est plus important encore, c’est qu’elle menace les plus pauvres parmi les pauvres. Et il ne s'agit que d'une composante de l'ensemble des dégâts causés par la flambée des prix des denrées alimentaires et du pétrole.

 

Selon le secrétaire général de l'ONU, l'actuelle crise financière met en doute la réalisation des objectifs du millénaire.

On le sait, la Déclaration du millénaire, adoptée par l'Assemblée générale de l'ONU en 2000, prévoit la réduction de moitié du nombre de personnes dont le revenu est inférieur à un dollar par jour sur la planète, la lutte contre le sida, de même que la diminution de la mortalité infantile d'ici 2015.

 

C’est pourquoi, Ban Ki-moon a exhorté la Communauté internationale à redynamiser le partenariat mondial pour le développement. Il s'agit, avant tout, de l'augmentation de l'aide accordée par les pays développés aux pays en développement, d'après lui.

 

Les conséquences de la crise financière mondiale pour l'Afrique

 

Selon les experts, l’impact de la crise financière internationale sur le continent est limité.

En effet, les marchés financiers du continent connaissent de fortes baisses depuis le début de l’année 2008.

Mais, les causes sont souvent locales : crise politique au Kenya, pénurie énergétique en Afrique du Sud et baisse de la production pétrolière au Nigeria.

Cependant, la crise de liquidités sur les places occidentales peut aussi avoir des effets sur le continent.

 

Au niveau de la vente des matières premières africaines 

La crise financière actuelle est d'abord une crise de financement.

Les entreprises financières, notamment les banques de certains pays africains, vont être touchées. Car, elles ne pourront pas recevoir de fonds de la part de leurs consœurs occidentales.

Si les banques occidentales, pour des raisons de solvabilité, refusent de se prêter de l'argent entre elles, il y a de fortes chances qu'elles ne veuillent pas financer les banques africaines.

Et si ces dernières ne peuvent pas bénéficier de ces crédits, elles se retrouveront dans l'incapacité de prêter à leurs clients (particuliers ou entreprises).

La crise aura alors des répercussions sur l'économie réelle des Africains.

Ainsi, selon un économiste sud-africain Roelof Horne, « si une récession survient sur les marchés développés notamment aux Etats-Unis, cela pourrait entraîner la baisse de la demande, donc de la production. Conséquence : les demandes en matières premières vont reculer ».

 

Pour les pays Africains essentiellement producteurs, il s'agit là d'une mauvaise nouvelle.

On le voit, cette crise qui a entraîné la chute du dollar influence nécessairement les exportations des produits locaux. En effet, les matières premières étant cotées en billet vert, une baisse de son cours va provoquer la baisse du revenu des entreprises productrices qui, en général, sont publiques.

Pour les pays de la zone F CFA, par exemple, en raison de l'arrimage à l'euro, vont produire dans une monnaie plus forte. Et la Conséquence est qu’ils vendront moins cher.

D'autre part, les pays développés ont pris des engagements en matière d'aide vis-à-vis des pays pauvres. « Si déjà en période normale, ils ont du mal à tenir ces promesses, sans doute qu'en temps de crise, ils auront encore plus de mal », note Roelof Horne.

 

L'Impact réel sur les Travailleurs des Pays touchés par la Crise.

Selon les experts, l’impact de la crise financière sur les travailleurs est souvent rapide et direct. Dans les pays en crise, la réaction en chaîne des faits économiques a débuté comme toujours par une chute libre des marchés monétaires et des valeurs quand les investisseurs se sont enfuis. Désespérant de regagner la confiance des investisseurs et pour trouver des fonds d'urgence, les pays se tournent vers le Front Monétaire International ou la Banque Mondiale, ou les deux, pour obtenir une "approbation" et un prêt rapide. Avant que de nouveaux fonds ne soient distribués, la Banque et le Fonds demandent certaines réformes "d'ajustements structurels". Celles-ci invariablement touchent les travailleurs de la façon suivante:

 

1 - Hausse des Taux d'Intérêt

On encourage les pays à augmenter les taux d'intérêts pour renforcer la monnaie et attirer à nouveau les investissements étrangers. Immédiatement des taux d'intérêt plus élevés paralysent l'économie intérieure, qui doit rembourser ses dettes à des taux plus hauts, ainsi que les travailleurs qui ont emprunté de l'argent. Au Mexique, au Brésil, et ailleurs, des milliers de petites entreprises ont fait faillite, ajoutant des millions de personnes aux rangs des chômeurs. En outre, des taux d'intérêts exorbitants découragent tout nouvel emprunt, ce qui réduit les investissements et rend le déclin de l'économie encore plus grave.

 

2 - Licenciements Massifs dans le Secteur Public

La politique de La Banque et du Fonds dans les pays pauvres peut être résumée en quatre mots : "Dépensez moins, exportez plus». Comme les gouvernements réduisent les dépenses, un des premiers objectifs est souvent de dégraisser la fonction publique.

 

3 - Réductions des dépenses dans les services sociaux de base

En plus des licenciements dans le secteur public, les gouvernements ont été poussés par les prêts soumis à rajustement à réduire les services sociaux de base. Quand les budgets de l'éducation, de la santé, et autres programmes sociaux sont réduits, non seulement des emplois sont perdus directement mais la santé et la productivité futures de la main d’œuvre sont sapées.

 

4 - Ecrasant blocage des salaires et suppression des syndicats

La Banque et le Fonds poussent aussi les pays à ralentir ou à stopper l'augmentation des salaires, à la fois pour attirer les investisseurs étrangers et pour réprimer la demande. Dans certains pays, les programmes de prêt ont aussi atteint les travailleurs par la mise sur pied de mesures de soi-disant "flexibilité du marché du travail". Celles-ci peuvent inclure le fait de rendre plus facile pour les entreprises les licenciements de travailleurs et d'affaiblir la capacité des syndicats à négocier au nom de leurs membres. En même temps, le FMI et la Banque Mondiale refusent de promouvoir activement l'application des principales normes internationales du travail. Dans une lettre au professeur d'université américain Jérôme Levison, Joanne Salop, vice-présidente de la Banque Mondiale pour les Opérations Politique et Stratégie, expliquait que "en ce qui concerne la liberté d'association et le droit aux négociations collectives, la Banque est en train d'analyser les effets économiques afin de se faire une opinion bien étayée."

 

5 - Dévaluation des devises locales

Une des raisons les plus évidentes pour lesquelles les travailleurs sont confrontés à une hausse des prix, dans les pays en rajustement, est la prescription politique commune faite aux pays de dévaluer leur monnaie. Les dévaluations ont pour effet de rendre les exportations du pays meilleur marché et ses importations plus coûteuses. Les salaires des travailleurs, en devise locale, permettent d’acheter moins de produits importés. De plus, il faut un montant de taxes plus important pour faire face au paiement des intérêts de leur dette extérieure dont la valeur est établie en devise étrangère.

6 - Promotion d'une production destinée à l'exportation

La Banque et le Fonds mènent une série de politiques, en plus de la dévaluation , pour pousser les pays à orienter davantage de terres de cultures alimentaires de base vers des productions de crevettes, de brocolis, de fleurs coupées, de café et de douzaines d'autres produits destinés à l'exportation. En plus d'accélérer le déclin écologique, (les éleveurs de crevettes peuvent polluer l'eau potable; les cultures commerciales ont souvent besoin de plus d’apports chimiques) ce changement s'est souvent accompagné d'un accroissement de la malnutrition, étant donné que les prix de l'alimentation de base augmentent et que des millions de paysans et d'indigènes sont déplacés de leurs terres. La Banque Mondiale a aussi été une grande instigatrice de "zones de commerce libre" où des jeunes femmes travaillent souvent dans des conditions d'exploitées pour produire des petits produits manufacturés pour l'exportation à destination de Wal-Mart, Sears, K-Mart et autres points de vente. Tandis qu'une petite élite tire profit de ces nouvelles entreprises d'exportation, les inégalités croissantes entre les gagnants et les travailleurs créent de nouvelles tensions et instabilités.

 

7 - Abolition des contrôles des prix sur les produits de première nécessité.

Parmi les cibles favorites des politiques du FMI et de la Banque Mondiale, il y a les bas prix sur les produits de première nécessité que souvent, les gouvernements subventionnent dans les zones urbaines. La suppression de ces subventions peut avoir des effets dévastateurs et dans plusieurs pays, elle a provoqué des émeutes et des effusions de sang.

 

En somme, dans leurs efforts à corriger les déséquilibres macroéconomiques et à accélérer la production d'échanges extérieurs pour rembourser les créditeurs qui sont dans les pays riches, le FMI et la Banque Mondiale ont infligé une énorme souffrance aux travailleurs des deux tiers les plus pauvres du monde.

 

Face à ces conséquences évidentes, seules des mesures structurelles peuvent être mises en œuvre pour amortir les effets de cette crise dans le monde en général et  en Afrique en particulier.

 

 La tentative de solution

 

Face à ce qui s'apparente à une banqueroute généralisée, les banques centrales et les Etats vont tenter de venir en aide à tous les établissements les plus fragiles pour éviter des faillites aux conséquences très désastreuses sur l'économie réelle du monde.

 

Trois possibilités de sortie de crise sont exploitées :


Dans la première, les banques centrales injectent de nouveau des liquidités pour que ces banques puissent emprunter. Mais cette solution a des limites car il y a un risque très élevé d'inflation, si la création monétaire n’est pas fortement encadrée. Les prix pourraient s'envoler et accélérer ainsi la propagation de la crise dans l'économie réelle.
Dans la deuxième, les banques centrales volent au secours de certaines banques en récupérant à leur compte les titres dépréciés, comme les subprimes. C'est ce qu'a fait la banque centrale américaine en mars pour sauver la banque d'investissement Bear Stearns.

Ainsi, aux Etats-Unis, la banque centrale  a récupéré 29 milliards d'actifs toxiques (dépréciés et peu sûrs) et facilité la reprise de Bear Stearns par une autre banque JP Morgan.

Mais  cette solution a des limites, car la banque centrale américaine ne peut effacer d'un seul coût des milliards de perte pour chaque banque en difficulté.
Dans la troisième possibilité, le gouvernement américain tente de sauver certains établissements pour éviter un effondrement de tout le système bancaire.

Par exemple, Freddie Mac et Fannie Mae, deux géants américains du crédit hypothécaire, ont été placés sous la tutelle du gouvernement. Le trésor américain va dépenser 200 milliards de dollars pour sauver ces deux établissements. Seulement, le gouvernement américain ne peut sauver toutes les banques en difficulté : d'abord parce que cela coûte des milliards de dollars aux contribuables, et ensuite parce que cela donnerait de très mauvais signes aux marchés financiers, qui auraient l'impression de bénéficier d'une certaine impunité.

A quoi bon assainir le système si les Etats sont prêts à aider tout le monde à coût de plusieurs centaines de milliards de dollars ?

Voilà pourquoi le Trésor américain a refusé de voler au secours de la banque Lehman Brothers, qui a donc fait faillite.


Autres solutions 

Coordonner leurs interventions pour les banques centrales, en injectant plusieurs milliards de dollars sur les marchés monétaires.

 

zodo : le "mensonge" est l'outil le plus sofistiqué pour être le premier au rendez-vous. Mais la vérité, malgré tout, finit par le rattraper.

Denis-Zodo - Posté le 31/03/09 13:47

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83 messages

Quel est le véritable rôle du forum dans une communauté,  monsieur  Andrew Néel?
la contribution des uns et des autres feront évoluer notre communauté. nous sommes très nombreux et peu de gens y participent.
quelle est votre position?
merci

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Denis-Zodo - Posté le 03/04/09 17:35

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la crise financière de 2008 résulterait d'un manque de coopération économique, de problèmes d'évaluation des risques, de normes comptables peu adaptées et disparates, et de déficiences quant à la surveillance des marchés. Le sommet du G20 a condamné la tentation protectionniste et recommande dans son communiqué final, « des mesures budgétaires pour stimuler la demande interne avec des résultats rapides ». Il souligne aussi « l'importance du soutien que la politique monétaire peut apporter dans les conditions appropriées à chaque pays ».

C’est pourquoi, sur la question de la nouvelle architecture financière internationale, le G20 a décidé de se réunir à Londres début avril, afin de lancer un certain nombre d'études visant à améliorer la transparence et les systèmes comptables au niveau notamment de l'IASB; à renforcer le contrôle prudentiel par une révision des normes régissant les agences de notation et par un examen des risques liés aux Crédit Default Swap; à améliorer la gestion du risque en mettant au point de nouveaux modèles et en révisant les régimes de rémunérations des traders; à améliorer la supervision des marchés en renforçant la coopération entre les instances nationales et en renforçant la surveillance des grandes sociétés financières internationales, à améliorer la régulation en demandant au FMI (Fonds Monétaire international) et au Forum de stabilité financière de formuler des recommandations pour limiter les effets cycliques de la finance, à renforcer la capacité des Institutions financières internationales à aider les économies en difficulté.  

Cependant, le futur sommet du G8 n'est pas un forum uniquement financier. La discussion y portera sur des questions telles que le changement climatique, les voies de développement.

 

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Denis-Zodo - Posté le 04/05/09 18:28

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La tentative de solution

 

Face à ce qui s'apparente à une banqueroute généralisée, les banques centrales et les Etats vont tenter de venir en aide à tous les établissements les plus fragiles pour éviter des faillites aux conséquences très désastreuses sur l'économie réelle du monde.

 Trois possibilités de sortie de crise sont exploitées :

Dans la première, les banques centrales injectent de nouveau des liquidités pour que ces banques puissent emprunter. Mais cette solution a des limites car il y a un risque très élevé d'inflation, si la création monétaire n’est pas fortement encadrée. Les prix pourraient s'envoler et accélérer ainsi la propagation de la crise dans l'économie réelle.
Dans la deuxième, les banques centrales volent au secours de certaines banques en récupérant à leur compte les titres dépréciés, comme les subprimes. C'est ce qu'a fait la banque centrale américaine en mars pour sauver la banque d'investissement Bear Stearns.

Ainsi, aux Etats-Unis, la banque centrale  a récupéré 29 milliards d'actifs toxiques (dépréciés et peu sûrs) et facilité la reprise de Bear Stearns par une autre banque JP Morgan.

Mais  cette solution a des limites, car la banque centrale américaine ne peut effacer d'un seul coût des milliards de perte pour chaque banque en difficulté.
Dans la troisième possibilité, le gouvernement américain tente de sauver certains établissements pour éviter un effondrement de tout le système bancaire.

Par exemple, Freddie Mac et Fannie Mae, deux géants américains du crédit hypothécaire, ont été placés sous la tutelle du gouvernement. Le trésor américain va dépenser 200 milliards de dollars pour sauver ces deux établissements. Seulement, le gouvernement américain ne peut sauver toutes les banques en difficulté : d'abord parce que cela coûte des milliards de dollars aux contribuables, et ensuite parce que cela donnerait de très mauvais signes aux marchés financiers, qui auraient l'impression de bénéficier d'une certaine impunité.

A quoi bon assainir le système si les Etats sont prêts à aider tout le monde à coût de plusieurs centaines de milliards de dollars ?

Voilà pourquoi le Trésor américain a refusé de voler au secours de la banque Lehman Brothers, qui a donc fait faillite.

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Denis-Zodo - Posté le 04/05/09 18:44

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Autres solutions 

Coordonner leurs interventions pour les banques centrales, en injectant plusieurs milliards de dollars sur les marchés monétaires.

A la dernière réunion de G20, tenue à Londres, 1000 milliards de dollars sont octroyés au fond monétaire international et la banque mondiale.  

 



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Denis-Zodo - Posté le 05/05/09 16:15

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Il faut au-delà, réactiver la promesse de renforcer la supervision des hedge funds et des agences de notation de crédit. Le dernier élément qui ressort des négociations du G20 au Royaume-Uni est l’engagement d’aider les économies émergentes, les dirigeants étant sans doute soucieux d’éviter un exode d’argent massif tel que celui qui a marqué la crise financière asiatique des années 1990.

Nous devons agir pour stopper les dégâts causés aux économies émergentes, qui n’arrivent plus à retenir l’argent dans leurs systèmes, a indiqué la ministre britannique des Finances, Alistair Darling, lors de la rencontre qui a eu lieu dans un luxueux hôtel à la campagne, non loin d’Horsham. 

On le sait, les ministres des Finances du G20 ont promis lors d’une récente rencontre,  de venir financièrement en aide aux économies de marché émergentes qui traversent des difficultés. Ils ont également indiqué qu’ils utiliseraient toute leur force fiscale et monétaire pour lutter contre la crise la plus grave depuis 1930. D’où, leur détermination renforcée à résoudre le problème de crise.:D

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Denis-Zodo - Posté le 31/05/09 19:06

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qui se laissera aller à penser que cette crise est terminée, se trompe lourdement . il n'aura pas servi des mirages à tout le monde entier, mais plutot à lui- meme  . car, tous les grands économistes du monde savent pertinemment que la crise financière mondiale n'est pas finie.
parce que ces conséquences demeurent sur les économies du monde.:x

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