Darklord
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Posté le 10/06/09 12:31
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A mon avis, l'anti-sionnisme est une erreur. Et pour bien le comprendre, il faut remonter à la création d'Israël en 1948.
A l'époque, la Palestine était dirigée par la Grande Bretagne et accueillait déjà des juifs. Les sionnistes revendiquaient clairement leur position de créer un état juif indépendant et l'ONU s'est occupé de la question. Plusieurs pays étaient pour (la France par exemple), d'autres étaient contre. C'est dans ce dernier camp que se situaient les deux pays les plus influents : Les USA et la Russie. C'est leur revirement soudain qui a permis la création d'Israël.
Dans le premier, le président Truman voyait les élections présidentielles approcher et cherchait un moyen de gagner des électeurs. L'arrivée massive de juifs européen consécutive à la fin de la guerre donnait un poids électoral important à cette nouvelle communauté. Truman changea donc son fusil d'épaule et se proclama pour la création d'Israël. Il gagna les élections de justesse.
En Russie, le gouvernement de Staline n'est pas franchement mieux pourvu que les nazis sur la question juive. Même si le parti communiste accueille des juifs et que certains sont élevés dans la hiérarchie, certaines prise de positions fleurent ouvertement l'antisémitisme. Mais Staline a d'autres préoccupations dans l'après guerre, à savoir, les USA principalement. Les prémices de la guerre froide se font sentir au moment de partager l'Europe entre les libérateurs. La Russie a bien envie d'aller embêter la Grande Bretagne, amie inconditionnelles des USA, sur son propre terrain. L'idée est de soutenir Israël pour mettre les anglais dehors. Voilà donc tout à coup que le parti communiste russe soutient fermement les camarades juifs de Palestine.
Avec le soutien de ces deux grands pays, Israël voit donc le jour. Les USA sont, depuis, restés un fervent soutien d'Israël tandis que la Russie, une fois l'état juif en place, s'est lancé dans la campagne antisémite la plus violente qu'ait connu le régime de Staline.
Tout ça pour montrer que, à mon avis, l'anti-sionnisme se trompe de voie. Les sionnistes n'ont joué qu'un rôle de proposition dans la création d'Israël. Leur force de pression était infime, finalement. Car si Truman avait trouvé une autre base électorale, il n'aurait pas intercédé en faveur d'Israël, quoi qu'en dise les sionnistes. Et si Staline n'en avait pas eu besoin pour déstabiliser la Grande Bretagne, il n'aurait pas soutenu la création de l'état juif, comme le prouve les discours antisémites qui suivirent.
Je pense donc que l'anti-sionnisme se trompe en cherchant du côté d'une sorte d'organisation juive mondiale plus ou moins secrète plutôt que de chercher à comprendre le jeu des relations d'états internationaux, plus classique mais aussi plus complexe. Israël est désormais un état comme un autre et doit être considéré de la même manière qu'un autre avec les jeux politiques, financiers et stratégiques qui vont avec.
Je ne vois pas là-dedans quelque chose qui me fasse penser qu'un groupe de pression particulier ait agi.
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