Île des Poètes Immortelles

Île des Poètes Immortelles

Créée le 03/10/2008 par Fathia Nasr
Si vous êtes immortels telle la poésie
Si vous en êtes un, rejoignez mon île !
Je vous serai Accueillante et une Amie
Et chaque poète y sera éternel et utile

C'est mon histoire: vos témoignages

Fathia Nasr - Posté le 07/02/09 17:09

Niveau : Privilège
160 messages

C'EST MON HISTOIRE Chers amis et amies, nous avons tous notre histoire, et chaque histoire est différente à l’autre et pourtant elle est semblable à celle que j’ai vécu ou à celle que les autres ont vécu car nous tous nous avons nos bonheurs, nos peines, nos soucis, nos coups de gueule et nos coups de cafard. Je fais de ce forum un petit monde de rencontre mais il sera grand grâce à vous, car nous pourrions en parler de notre histoire, de ce qui pourra nous faire rire, ou pleurer mais surtout partager, nos histoires à travers des poèmes, des écrits. Et si vous ne pouvez pas publier votre histoire avec votre nom, je le ferais à votre place avec un nom d'Anonyma.
N’hésitez pas à m’écrire, j’y serais là pour vous écouter, pour lire votre histoire et vos témoignages. Vous pouvez me contactez sur cette adresse: samiamax2@yahoo.fr

Fathia Nasr

YannBBlues - Posté le 08/02/09 01:17

Niveau : Privilège
53 messages

Bonsoir Samia...c'est un petit morceau de vie parmi tant d'autres...face à ce qui fut à un moment donné mon démon...l'alcool...


Blues amer…

Une nuit,après un concert,tremblant comme une feuille,j’étais recroquevillé sur moi-même,j’avais froid ;mes larmes glacées coulaient sur une de mes mains ;l’autre cherchant aveuglément le sésame qui me ferait oublier mon chagrin…ce subterfuge qui,à la reconnaissance facile,agirait comme une gomme dans ma mémoire,comme un chiffon qui nettoierait mon cœur…

Avant chaque concert,le groupe se shoutait plus ou moins pour faire face au stress,pour ma part,ce problème s’ajoutait à mon malheur,il me fallait au minimum ma ½ bouteille de whisky dans le corps,je ne mangeais pas…la peur au ventre,le trac ;puis les lumières s’allumaient,des mains applaussaient,le temps était venu de ne plus réfléchir,et de rentrer sur scène…les yeux brouillés,je rentrais dans un autre monde,les lumières me montraient d’autres visions,leur chaleur me faisait transpirer mon alcool comme si elles avaient compris mon désarroi,comme si elles voulaient me désenvouter de ce mauvais sort…n’en avait que faire,après chaque morceau,je m’enfilais mon verre de whisky,pensant que ça me rendait plus fort,face à ce monde impitoyable,à ces  yeux admiratifs,mais ne comprenant pas mon malheur,me rendant plus expressif…tantôt rageur ou mélancolique,je faisais pleurer ma guitare,mes larmes se mélangeaient à la sueur que la chaleur des lumières ne parvenaient pas à sécher…je finissais,titubant,comme un zombie,un mort-vivant,les derniers morceaux je les finissais agenouillé…la tête penchée, chialant sur ma belle,m’en voulant de l’avoir fait pleuré,de l’avoir malmenée,puis je l’embrassais et lui disait que je l’aimais plus que tout au monde,elle qui ne m’a jamais abandonné,elle qui ne m’a jamais trahie…

Je n’avais qu’une vingtaine d’années,1er amour,1er échec… Je vivais pensant que tout allait pour le meilleur des mondes…une petite vie bien tranquille se profilait à l’horizon ;une situation sentimentale qui allait vers un mariage ;une situation professionnelle bien entamée,un p’tit chez soi bien douillet…mais un jour elle est partie,pour un soi-disant monde meilleur…il était loin le temps des belles princesses que nous rêvions étant enfant…chaque soir j’entrais dans cette spirale,cet ouragan infernal…ma musique s’orientait vers ce que je ressentais ;la rage,la peur,les larmes,les cris,la haine envers ce monde qui me tendait les bras et que je refusais…je n'en voulais pas tant...je voulais juste 2 bras,un cœur,une chaleur,sans arrière pensée,une vérité,plus de trahison…

Cette histoire se répéta plusieurs fois dans ma vie…à chaque rupture,à chaque échec sentimental...le feu pour guérir les blessures…jouer avec le feu...le fantôme rôde toujours…mais je tiens le coup…peut-être alors,comprendrez-vous,que je sois méfiant et hésitant face à une idylle future…car connaissant l’issue d’une nouvelle déchirure…issue qui pourrait être fatale...qui sait?

Anecdote : j’ai écris un texte pour un blues… « sky bottle »…le titre joue sur les mots : « sky » en anglais signifie le ciel ;en français,nom argotique pour le whisky (une bouteille de sky)…l’interprétation est à tout à chacun…

©YannBBlues

Inconnu - Posté le 08/02/09 11:07

0 message

Je suis convaincue que chacun de nous a vecu ou avait vecu cette situation, ou une histoire similaire, mais est ce une raison pour rester méfiant "e" toute sa vie?? il y a un temps pour la haine, pour l'amertume, un temps pour le dégout mais il faut savoir oublier pour mieux avancer, le passé une leçon pour le futur...et il ne faut surtout pas fermer les portes aux chances et aux idylles prochaines...Le vie est belle malgré la douleur de la trahison...malgré la malhonneteté et l'hypocrisie des gens qu'on aime et nous ne le rendent pas comme il faut... Bon courage YannBBlues. Et merci. P.S: Les portes les mieux fermées se sont celles qui restent entrouvertes.
Fathia Nasr - Posté le 10/02/09 20:19

Niveau : Privilège
160 messages

Merci Yann de ta présence, et d'avoir eu le courage de participer à ce forum et raconter une partie de ta vie, moi aussi, je vous raconte ici sur ce forum, une partie de mon histoire que j'ai écrite il y a plus que trois ans.

J’ai vécu l’enfer de l’alcool

 

Ce matin là, ma joie d’hier fut sitôt fugace

Quand je  me suis regardée dans la glace,

Mon visage était fané, et sa pâleur de noctambule

Comme si j’étais atteinte d’une maladie incurable

Comme ces gens qui ont déjà un pied dans la tombe

Et pouvant s’exploser à tout moment telle une bombe

 

Depuis quelques jours déjà, je ne pouvais me lever,

Je n’arrivais plus ni à me coiffer ni à me laver

Les jointures de mes doigts s’ankylosaient,

Mes reins et mon intestin me brûlaient

D’une douleur aigüe qui m’éventre et me dépasse

Mes jambes flageolaient sur le poids de ce mal atroce

Mon cœur était vrillé par des douleurs fulgurantes,

Je n’ai pu lutter contre cette douleur oppressante

Et J’avais l’impression que lieu de mon sang,

Où la colère éclatait avec des tristes sons,

C’était un poison qui coulait dans mes veines,

Qui avance doucement en écachant ma vie vaine.

 

Dans cet éclair de lucidité,

J’ai réalisé que je devais absolument arrêter de boire,

J’ai dû faire appel à tout mon courage pour rejoindre

Mon lit et m’y écrouler.

Dan ma tête, toute ma vie repassait en boucle…

 

© SAMIA NASR

Lire le texte complet sur mon blog, cliquez-ici

Fathia Nasr

Sourour - Posté le 11/02/09 13:48

Niveau : Privilège
16 messages

=Quel beau partage Samia et autant pour YannBBlues et d'en parler ainsi et vider son coeur et le partager avec  tant damour et de certitude un fardeau que l'on portait t qu'en en parlant on se sent libéré à jamais .
Vraiment je vous admire mais mon histoire à moi c'et d'être orpheline dans mes premières années dans ce monde, une maman que j'ai pas connue des souffrances vécues ici et là avant de trouver une blle mère qui s'occupe de nous, pas deu l'occasion d'appeler maman alors que je n'ai aucune idée d'elle comment elle était ni aucune trace pour m'en rappeler.
Bref c'est la vie et chacun a une partie douleuresue qui regorde dans son coeur et dès mon mariage apris quelques mois la mort de papa c'est à ce moment là que je sdavais ce que c'était la mort et la séparation d'une être cher mais comme je dis c'est la vie et chacun d'entre nous a une histoire et chacune a ses traces de douleurs merci Samia merci pour tout
Bisous et ondes positives je te souhaite d'être très forte ainsi que Yann et toutes personnes qui souffrent de ce fléau qui reprennnent le coche et s'en débarassent et en parlent super beau bisous et à bientôt Samia
Ton amie Sourour

Bonne visite, que Dieu vous guide et que la Paix soit sur vous.

Fathia Nasr - Posté le 18/02/09 18:43

Niveau : Privilège
160 messages

Bonsoir Sourour, merci d'abord de ta participation, chacun de nous a sa part de peine et de joie, tu connais la chanson d'un chanteur égyptien " le livre de ma vie il y écrit deux lignes de bonheur et le reste n'est que malheur", c'est un peu mon histoire, je voudrais bien un jour que le calvaire d'une vie qui n' as pas de sens finit, mais chez nous les musulmans il faut toujorus dire "al hamdollillah" " Dieu merci".
C'est vraiment douleureux de vivre une enfance sans mère, une belle mère ne remplacera jamais l'amour de la mère, et je comprends ta souffrance mais avec le courage nous pouvons tous surmonter les malheurs et la vie délirante que le destin nous impose sans le vouloir, je te souhaite une bonne soirée et merci de ta participation.

Fathia Nasr

Isabelle LAURENT - Posté le 20/02/09 18:27

Niveau : Confiance
14 messages

Au détour d'une allée verdoyante
 Le château est apparu
Tours verdies de plantes grimpantes
 Comme je n'en avais jamais vues
Dans le car qui m'y emmenait
Je suis restée émmerveillée
Vivre en ce lieu m'enchantait
J'ignorais que l'ogre s'y était caché


Enfants qui arrivez en ce lieu
Oubliez le monde d'avant
Désormais il vous faut dire adieu
Pour de longs mois à vos parents
Jamais je n'aurais imaginé
Que ce château de contes de fées
Etait celui de méchantes reines
Et fut empli de tant de haine


D'abord il nous faut nous défaire
De tout ce qui nous est personnel
Toutes les choses qui nous sont chères
Sont aussitôt mises aux poubelles
Vous, petits, qui pleurez votre mère
N'espérez pas un réconfort
Les moqueries laissent un goût amer
A celui qui n'est pas assez fort


En promenade nous partions
Toutes habillées de même
A plein nez nous respirions
Les odeurs que le vent amène
Au détour d'un sentier, nous retrouvions
Les tours et les feuillages sombres
Où les arbres jetaient leur ombre
A ce qui nous servait de prison


Des salles aux cheminées géantes
Aux dortoirs où s'alignaient nos lits
Nous voyions par les fenêtres béantes
Un autre château pas loin d'ici
Un escalier de marbre et une infirmerie
Des couloirs, salles de classes, c'était tout notre monde
Chaque jour nous servait une nourriture immonde
J'aurais donné ma vie pour partir loin d'ici


Maman, papa, où êtes-vous?
Même dans mes lettres, je ne peux vous écrire
En ce lieu maudit, j'ai perdu l'envie de rire
Papa, maman, j'ai tant besoin de vous
Avec leurs punitions, ils vont me rendre folle
Est-ce ma faute si tout me semble facile
Ils voudraient tellement que je sois moins habile
Même quand je lis un livre, aussitôt on le vole


Certains jours, miracle, ma petite soeur et moi
Chez la directrice, nous étions invitées
Nous croyions sincèrement être favorisées
Le lendemain matin, notre père était là
Que de choses avions-nous à lui raconter
Les courses dans la forêt, sur le bateau-pirate
Nous étions trop heureuses pour que ce moment rate
Jamais nous n'aurions pu lui expliquer


Malgré toutes ces années, je n'ai pu oublier
Ce petit garçon-là devait avoir cinq ans
Pour un motif futile, devant la cheminée
Il fut déculotté devant tous les enfants
Pardon ma petite soeur, je n'ai pas réussi
A remplir la mission que maman m'a confiée
Du haut de mes sept ans, je n'ai pas réussi
Je n'ai pas su te protéger


Les années ont passé, je me suis mariée
Les enfants sont venus, m'apportant bien des joies
Nous avions décidé, par un beau jour d'été
D'aller visiter un château dans les bois
A l'entrée du donjon, je me suis arrêtée
Au loin, des tours me semblaient familières
Elles étaient revenues, surgies d'un long passé
Mais je m'en souvenais comme si c'était hier

isa-laure

Harmonia-messidor - Posté le 04/03/09 08:20

Niveau : Privilège
0 message

Que répondre à une telle souffrance d'enfant, comprendre est une chose, la vivre est autre chose...Il n'y a pire blessure que les souffrances de l'enfance, période ou l'enfant a tant besoin d'amour, de calins, d'écoute... Seule les bras d'une maman sont capables de donner cette amour là ! On ne guérit jamais de son passé, on fait avec...Amicales pensées Isabelle

Pour un monde meilleur

Brigitte L. - Posté le 24/06/09 08:33

Niveau : Privilège
739 messages

N'est ce pas justement ce poids du passé trainé comme un boulet dont il faut se débarrasser par l'écriture,la musique...Merci pour vos témoignages émouvants.

Brigitte.L

L'air du temps - Posté le 01/07/09 20:57

Niveau : Confiance
15 messages

Bonsoir à toutes et à tous.....
J'ai parcouru, simplement parcouru car on ne peut pas tout découvrir en une seule fois. Le sujet est très intéressant et il faut du courage pour se confier ainsi......
Se confier ici je ne pense pas que je le ferai ..... Pas dans l'immédiat en tout cas.....
Nous avons tous des douleurs enfouies en nous ...... Pouvoir les partager est une chose qui demande énormément de courage......
Cordialement.
Jean-Luc alias L'air du temps.

L'air du temps

FLORENT 3121 - Posté le 22/08/09 10:19

Niveau : Premium
32 messages

Bonjour, j'ai été tres malade il y a trois ans. J'ai fait plusieurs bouffées délirante. Aujourd'hui je me sens mieux. J'ai écris un livre sur ma maladie.
L'introduction est disponible sur mon blog. www.obscure-clarte.org
Voici un poème sur ma pathologie
 

METANOIA: TRASFORMATION INTERIEUR





Metanoia ou l'absence de paranoïa,

Metanoia ou le dernier des aléas,

Malade j'ai été,

Me sublimer grâce à la fée j'ai du,

La foi m'a sauvée,


Désormais je suis survolté,

Pas une minute je ne veux perdre,

Ma conscience de l'espace temps ,

M'aide à mieux appréhender le néant,

C'est l'histoire d'un type chiant,


La musicalité de mon propos ,

la sensualité de cette chanson,

atteint la dernière des constellations,

L'ultime dimension,


Je suis une peste,

Je peste contre la société ,

Suis enragé,

La régénération a sonnée,


Peut être un jour ,

la FRANCE sera a nouveau le pays des lumières

Peut être un jour

les scientifiques ne s'exileront pas aux ETATS-UNIS

Un jour peut être,


Métanoia ou l'absence de paranoïa,

Si désormais j'ai récupérer la motricité de mes synapses,

Si désormais mes neurones transmettent la bonne information


Ma mère ELLE , vie dans la peur,

Peur que je ne rechute,

Peur que je bascule,

J'ai déjà traversé les dunes ,


J'ai pigmenté ma prose de raison,

Me suis soustrait à la religion,

Je ne suis plus le même ,


Même si certains... voudraient me faire passer pour un monstre,

je suis FLORENT BABILLOTE,

Que ça plaise ou non,

Mon empire est celui de l'esprit,

Bienvenu dans la dernière des poésies,

Aujourd'hui l'on voudrait me faire passer pour autrui,

Dites ce que vous voulez sur moi...

Je peux moi me regarder dans la glace,

Si je ne suis pas parfait,

si je regrette mes erreurs,

Écoute les pleurs d'un mec sans leurre,


J'ai fait mon autocritique,

Emprisonner dans mon monde,

Pensez donc ce que vous voulez,

Je ne vie pas cachez,

je suis FLORENT BABILLOTE,

Fier de mon non ,

j'irais posez mon Drapeau tout la haut,


La France est mon pays,

je ne le quitterai pour rien au monde,

JE SUIS un type arrogant,

un type froid et distant,

un connard, un clochard,

je suis ce que vous voulez ,

Adaptation de mon cerveau envers l'ultime équation,


J'apprends tout les jours,

Je cours vers un monde que vous ne connaitrez jamais,

Peut être un jour je dévoilerais mes secrets,

Télépathie, la dernière des poésies,

L'on voudrait coloniser nos esprits

Saches qu'ici bas dans mon esprit,

J'ai plus de respect pour le dernier des clochards que pour celui qui refuse l'art,


J'envoie des missives ,

je balance des rythmes de vers,

Je concentre la matière,


Personne ne semble me comprendre,

Sauf le dernier des clochards,

voilà mon art,


J'apprends de tout être,

Tel est ma quête,

La pluviosité de mon propos,

Dépasse la conscience,

j'entre en TRANSE,

Je dépasse l'espace temps,


J'atteins la conscience universelle,

La matrice de mes vers,

la réalité de ma dimension,

voilà la question,


Pensez ce que vous voulez,

Ne suis pas celui que vous croyez,

Simplement un type qui a foi en sa destiné.

Je vie reclus dans mon univers,

Venez dans l'univers de mes vers,

c'est l'histoire d'un type qui manque pas d'air,


La mélancolie de la mélodie ,

Le gris du mépris,

Méprisez moi,

Je garderais toujours la FOI.





FLORENT BABILLOTE.


florent3121

Harmonia-messidor - Posté le 04/09/09 13:28

Niveau : Privilège
0 message

Il est quelquefois difficile de se confier, car la peur du jugement amène bien des blocages... Mais j'ai un profond respect pour ceux qui ont le courage de le faire. Pensées chaleureuses à tous. Harmonia

Pour un monde meilleur

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