Niveau :
Confiance
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Il y a un an, tout allait bien : j'avais un petit boulot, je bossais à la fac, je vivais en collocation. Puis, j'ai une une déception amoureuse : j'ai demandé à un garçon de ma promo s'il voulait sortir avec moi. Il m'a répondu qu'il n'était pas homo. Ensuite, la fac s'est mise en grève, moi qui ne faisait que travailler (c'était pas forcément vrai pendant les années collège, mais ça l'est devenu à la fac), eh bien, tout mon univers s'est écroulé. L'équilibre grâce auquel je tenais ne fonctionnait plus ; tout a commencé à devenir trop lourd : mon job, ma collocataire, ma vie livré à moi même... Je n'avais plus de repères et oui, je vivais seul. J'ai consulté la psychologue de la fac, mais ça ne m'a pas vraiment aidé. Ont commencé à venir des idées comme passer sous les roues d'un train... Un soir, je me suis forcé à aller à l'hôpital et on m'a transporté jusqu'à l'hôpital psychiatrique de mon secteur. Le lendemain matin, je me réveillais enfermé avec les fous. Heureusement, on m'a attribué un psychiatre qui connaît vraiment son métier et qui est digne de confiance. Cependant, aujourd'hui, j'ai l'impression d'avoir essayé tous les médicaments. Je n'ai plus confiance en la psychiatrie. J'ai l'impression que je pourrais rester en hôpital psy toute ma vie.
Dès lors, j'ai commencé à retracer mon histoire familiale. J'ai grandi jusqu'à l'âge de dix ans avec ma mère, mon père s'étant suicidé quand j'avais trois ans. Cependant, ma mère a commencé à délirer à partir de cette période car elle avait arrêté son traitement, elle est en effet schizophrène. Je suis donc allé chez mon oncle, mais ça n'était qu'une solution provisoire. J'ai ensuite été placé dans une première famille d'accueil puis dans une deuxième. Quand j'étais en quatrième, soit à quatorze ans, j'ai eu des avances d'un garçon majeur, placé lui aussi dans la même famille. S'en est suivi une "relation" très ambiguë sur laquelle je n'arrive pas à mettre de mots. En tout cas, la justice a tranché, il a été condamné à trois ans avec sursis. Et pour moi, ça m'a pas mal chamboulé dans ma relation avec les autres et dans ma sexualité jusqu'à aujourd'hui. Puis, ça a mal été dans ma famille d'accueil, on ne se supportait plus et je suis donc allé chez une tante qui m'a accueilli jusqu'à ma première année de fac.
Je ne sais plus quoi faire. J'ai l'impression que la mort est la seule issue.