Emmanuelleg
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Posté le 21/06/09 11:03
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Sans doute que tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si, aujourd’hui, on ne voyait pas grand nombre de supposés “érudits” cooptés et parachutés, soit dans le domaine de l’enseignement, soit dans celui des médias... Le manuel scolaire d’histoire est un exemple parmi d’autres qui reflète cette - triste - réalité ; n’importe quel historien un peu honnête et sérieux bondit en voyant ce qui est écrit et il faut penser, en plus de cela, que ce livre s’adresse à des enfants. Ce n’est pas pas parce que l’histoire est sujette aux interprétations et controverses, qu’elle n’est pas capable d’avancer des certitudes à propos de faits qui ne manquent pas de preuves. A l’heure actuelle, ce sont même les faits les plus évidents qui sont remis en cause et déjà par un changement des dates de chaque période ; l’Antiquité devient la préhistoire ; le Moyen-âge devient l’Antiquité... ; la Renaissance fut une invention politique, ainsi que les critiques qui concernent l’esclavagisme colonial, etc. En fin de compte, dans ce révisionnisme, seule “la remise en cause des chambres à gaz” n’a pas pu être “acceptée”, mais elle devient pourtant une évidence si on se met à admettre les énormités qui ont été dites sur les époques antrieures. Laissons l’histoire telle qu’elle est enseignée aujourd’hui et, dans cinquante ans, trois millénaires de notre histoire auront disparu et Hitler et Mussolini finiront par devenir des gens respectables. Car, bien sûr, l’autre difficulté est de croire à l’importance même de l’histoire : si déjà nous n'arrivons plus à savoir pourquoi l’effacement des vérités passées est inquiétant pour nos libertés actuelles, alors c’est certain que l'on peut également s'attendre à ce que l'histoire tombe entre de "mauvaises mains".
Notre passé antique est riche en révélations que nous continuons d'ignorer. Trop de préjugés et de mensonges au sujet de cette période multimillénaire.