Emmanuelleg - Posté le 15/06/09 20:14

Niveau : Confiance
1 message

Quand on parle de révisionnisme, on pense bien sûr à ceux qui remettent en cause l'existence des chambres à gaz, mais les révisionnistes remettent en cause l'histoire depuis le début. Le problème, c'est que quand on remet en cause la période antique, on est moins affecté, et les idées passent plus facilement...

Voir un bref aperçu sur : silencesetnondits.over-blog.com

Notre passé antique est riche en révélations que nous continuons d'ignorer. Trop de préjugés et de mensonges au sujet de cette période multimillénaire.

Achile - Posté le 17/06/09 13:46

Niveau : Confiance
54 messages

les livres scolaires sont d'ailleurs de parfait témoins des changements de la "vérité historique", c'est assez amusant.
La plupart des changements, heureusement, sont dûs à la diffusion auprès d'un public plus large de nouvelles connaissances liées aux trouvailles des chercheurs.

Emmanuelleg - Posté le 18/06/09 09:25

Niveau : Confiance
1 message

En effet, les évolutions du programme scolaire d’histoire et le contenu des manuels rendent compte d’une dérive assez significative. A noter que dans le début des années 80, s’est tenu un grand colloque européen organisé par le Vatican, dans le but de modifier le contenu des manuels scolaires. 


En ce qui concerne les autres sources d’information, je me contenterais de vous dire que les différents spécialistes de la période antiques que j’ai rencontrés pour mon livre (archéologue, conservateur de Musée...) m’ont assurés qu’ils n’avaient pas du tout la possibilité de s’exprimer librement sur le sujet de l’histoire antique et c’est derrière des portes closes que j’ai pu récolter l’essentiel des informations. C’est aussi auprès de ces spécialistes que mon livre rencontre le plus de succès, ce qui est significatif, mais aussi regrettable ; je parle de “silences” dont la plupart des gens n’en mesurent absolument pas la portée et c’est peut-être ça qui est le plus grave. Les vidéos que je présente sur mon site donnent un peu le ton, mais elles sont rares et proviennent presque toutes du sol américain. A ce sujet, je tiens à préciser que je ne cherche même pas à défendre des points de vue d’archéologues ou d’historiens dissidents... c’est bien l’histoire antique elle-même que l’on efface ! Et heureusement qu’il nous reste Internet !

Notre passé antique est riche en révélations que nous continuons d'ignorer. Trop de préjugés et de mensonges au sujet de cette période multimillénaire.

Yan - Posté le 20/06/09 12:20

Niveau : Confiance
0 message

Regardez les nouveaux manuels de 6e, vous allez vous marrer, avec le grand retour du "récit" (Le Professeur raconte...). Certains manuels reprennent des illustrations surannées genre "Tout l'Univers" ou albums poulain des années 50!
Achile - Posté le 20/06/09 20:26

Niveau : Confiance
54 messages

Je voudrais nuancer un peu le propos ici. Si j'étais éditeur de livre d'histoire je serais bien mari de faire le tri entre le "vrai", référencé et prouvable et les théorie parfois très controversée des chercheurs. Je choisirai parmi tout ça le communément admi pour ne pas faire de vague, parce que je serais éditeur et pas défenseur du savoir... cest là qu'est à mon avis le problème.
Emmanuelleg - Posté le 21/06/09 11:03

Niveau : Confiance
1 message

Sans doute que tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si, aujourd’hui, on ne voyait pas grand nombre de supposés “érudits” cooptés et parachutés, soit dans le domaine de l’enseignement, soit dans celui des médias...  Le manuel scolaire d’histoire est un exemple parmi d’autres qui reflète cette - triste - réalité ; n’importe quel historien un peu honnête et sérieux bondit en voyant ce qui est écrit et il faut penser, en plus de cela, que ce livre s’adresse à des enfants. Ce n’est pas pas parce que l’histoire est sujette aux interprétations et controverses, qu’elle n’est pas capable d’avancer des certitudes à propos de faits qui  ne manquent pas de preuves.  A l’heure actuelle, ce sont même les faits les plus évidents qui sont remis en cause  et déjà par un changement des dates de chaque période ; l’Antiquité devient la préhistoire ; le Moyen-âge devient l’Antiquité... ; la Renaissance fut une invention politique, ainsi que les critiques qui concernent l’esclavagisme colonial, etc. En fin de compte, dans ce révisionnisme, seule “la remise en cause des chambres à gaz” n’a pas pu être “acceptée”, mais elle devient pourtant une évidence si on se met à admettre les énormités qui ont été dites sur les époques antrieures. Laissons l’histoire telle qu’elle est enseignée aujourd’hui et, dans cinquante ans, trois millénaires de notre histoire auront disparu et Hitler et Mussolini finiront par devenir des gens respectables. Car, bien sûr, l’autre difficulté est de croire à l’importance même de l’histoire : si déjà nous n'arrivons plus à savoir  pourquoi l’effacement des vérités passées est inquiétant pour nos libertés actuelles, alors c’est certain que l'on peut également s'attendre à ce que l'histoire tombe entre de "mauvaises mains".

Notre passé antique est riche en révélations que nous continuons d'ignorer. Trop de préjugés et de mensonges au sujet de cette période multimillénaire.

Daniel PAGES - Posté le 22/06/09 19:56

Niveau : Confiance
1 message

Une dissertation à faire sur les rapports de l'histoire et du pouvoir, la manipulation de l'enseignement du passé pour de louches raisons politiques actuelles...
Emmanuelleg - Posté le 23/06/09 11:37

Niveau : Confiance
1 message

Sans doute, ce qui suppose un travail d'investigation de la part de journalistes. En ce qui me concerne, dans mon livre j'ai préféré parler des "silences et non-dits" plus que des raisons elles-mêmes. Mais en effet, dommage qu'on s'interroge pas sur les dérives de l'enseignement de l'histoire.

Notre passé antique est riche en révélations que nous continuons d'ignorer. Trop de préjugés et de mensonges au sujet de cette période multimillénaire.