Politique Directe

Politique Directe

Créée le 04/05/2007 par Anthony Le Cazals
Politique réelle et action directe, elles se font ici et maintenant. Ne laissez pas le pouvoir du peuple, par le peuple pour le peuple à ses représentants. Parlons d'action et de politique par delà la représentation des élus avant tout

Merci aux associations

Bernard Gonel - Posté le 05/07/09 13:42

Niveau : Confiance
53 messages

En ces temps difficiles et compte-tenu du fait que la crise que nous traversons, loin de développer l'esprit de solidarité, semble au contraire renforcer le "chacun pour soi", je ne vois pas grand chose dans la vie sociale qui puisse motiver un coup de cœur. Du côté des acteurs économiques et du monde politique, c'est encore pire (au point que ça en devient honteux), mais ça, rien de changé, suis-je tenté de dire, nous y sommes depuis longtemps habitués.

 

Je voudrais quand même saluer les associations caritatives (et leurs bénévoles), notamment "Les Restos du Cœur" dont la campagne d'hiver vient de se terminer. Ils ont dû faire face à une demande record, dont tout laisse penser qu'elle risque d'être encore croissante l'hiver prochain. On peut d'ailleurs se demander s'ils pourront encore longtemps satisfaire une telle demande.

 

Un coup de chapeau également à Messieurs Augustin Legrand et Jean-Baptiste Eyrault, représentant  respectivement les associations "Les Enfants de Don Quichotte" et "Droit au Logement" qui ont été condamnées, fin 2008, pour avoir eu l'outrecuidance d'afficher la misère (de ceux que la société; préfèrerait oublier) et l'arrogance de dénoncer la carence des gouvernements successifs et l'indifférence du monde politique en général. Bravo messieurs les juges, quelle belle image de l'humanité qui anime l'institution que vous représentez ! Je suppose que ça ne vous aura pas coupé l'appétit en rentrant dans vos demeures douillettes ?

 

Oh, il est vrai que vous n'avez fait qu'appliquer la loi ! C'est bien ça d'ailleurs le plus honteux de l'histoire ! Car comment définir autrement des lois qui, d'un côté, condamnent ceux qui veulent aider leur prochain et d'un autre côté, permettent le plus légalement du monde à des banquiers de jouer et de perdre des fonds inimaginables qui ne leur appartiennent pas en propre, ou à des dirigeants d'entreprises de partir avec des primes scandaleuses après avoir quasiment détruit l'entreprise qu'ils dirigeaient ?

 

Il est vrai qu'eux ne troublent pas l'ordre public ni la circulation. Ils se contentent de ruiner le pays et d'envoyer au chômage, sans état d'âme ni remord, des millions de salariés, aussi simplement qu'on se débarrasserait d'un préservatif après usage (au fait, l'argent qui a servi à renflouer les banques, ça représenterait combien de logements sociaux ?). Oui, vraiment un bel exemple de justice et d'égalité !

 

LIBERTÉ, ÉGALITÉ, FRATERNITÉ !!! Vous qui faites les lois et vous qui les appliquez, rappelez-vous la devise de notre pays, car de plus en plus souvent, depuis quelques temps, chacun des mots qui la compose est bafoué et foulé aux pieds !!!

 

Heureusement qu'il existe encore des gens dévoués à leurs prochains (mais on ne peut que regretter qu'ils ne soient qu'une minorité), car c''est sur eux seuls que les plus démunis peuvent compter.

 

 

B. GONEL
Anthony Le Cazals - Posté le 08/07/09 13:14

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37 messages

Merci cher Bernard pour ce long commentaire. Je me permet un décalage ou un contre point sur ce que vous dites. Je ne pense pas que les élections soient au coeur de la vie politique, elles relèvent toujours de la politique représentative. La représentation n'est qu'un stade de l'humanité. Certes la vie sociale peut-être le fait de bonnes volontés mais elle ne se limite pas qu'à cela, je pense à la métapolitique chez Gramschi, à la praxis (activité pratico-théorique) chez Marx ou Castoriadis, à la Grande Politique chez Nietsche qui toutes ont visé un internationalisme. Ce à quoi nous assistons aujourd'hui c'est à un repli sur les nationalismes (tous les courants qui émergent avec la crise et aussi internet comme les Laroucho-Cheminadiens de Soldarité et Progrès ou les Soraliens de Egalité et Réconciliation tendent à le prouver).

Il y a d'autres optiques parfois utopique en l'apparence si on pense à l'altermondialisem tel que soutenu par Derrida qui réactivant le spectre du communisme et se détachant du marxiste fut aussi un soutien à la dissidence dans les pays du bloc soviétique. Il y a un courant de mondialisation et de globalisation qui s'il est un peu manqué aujourd'hui peut ouvrir à terme sur autre chose. Nombreux sont ceux qui ont peur d'un gouvernement mondial, il faut voir que toutes les instance à l'heure actuelle ont une vision à coutrt terme essentiellement économique et réductrice.

Les lobbys ont plus de pouvoir sur les lois (je pense aux lobby d'expert qui définissent les réglementation sur le bore ou l'amiante) que les élections. Ce n'est pas un hasard, si des penseurs ont rappelé que du temps des grecs tout ce qui relevait de la citoyenneté en politique était tiré au sort et ce qui relevait de l'expertise (technè) relevait de l'élection hors aujourd'hui ont élit dans le premier champs et on désigne (le corps d'Etat, le second champ).

Votre long post montre en fait la vivacité du champ social, dont les philosophes finissent tout au tard par questionner l'intérêt ou la validité (je pense à Baudrillard comme à Foucault sur le tard).

Les références sont peut-être un peu lourde mais elles éclairent sur le devenir de la "politque" ou métapolitique qu'est la netique et relative d'autant les élections qui fonction sur un schéma binaire (bipartisme ou référendum oui non). Nous sommesà un stade d'éductation (lecture, éveil des cerveaux) et technologies (qui permettent un rapport plus nuancé aux élections de chez soi presque et des référendum plus facile à mettre en place) où l'on pourrait avoir plus de nuance politique et donc plus d'intérêt de chacun pour la vie politique.

www.paris-philo.com

Bernard Gonel - Posté le 08/07/09 14:28

Niveau : Confiance
53 messages

Bonjour et merci pour votre commentaire. Je n'ai malheureusement ni votre culture, ni visiblement votre niveau (peut-être avez-vous noté dans mon article que je n'ai qu'un niveau primaire ?). Si de ce fait, certains détails de votre message m'ont échappés, j'en ai pourtant saisi le fond.

 

Si je n'ai pas abordé les sujets que vous évoquez, c'est que mon article était déjà très long. Vouloir aller plus loin aurait donc nécessité de nombreuses pages et aurait probablement lassé le lecteur (je craignais déjà qu'il se lasse avant d'arriver au bout de l'article). De plus, ainsi qu'il était indiqué dans l'article, mes propositions reposeront sur le contenu d'un livre que je suis en train d'écrire. Vous comprendrez donc que je n'ai pas voulu en révéler plus tant qu'il n'est pas publié. Je me suis donc volontairement limité à ce qui concernait uniquement la politique franco-française, mais il est bien évident que mes propositions ne se limiteront pas à cet aspect de la politique.

 

Toutefois, lorsque, une fois terminé et envoyé aux éditeurs, je pourrai en révéler intégralement le contenu, vous pourrez constater que je ne suis pas fondamentalement en désaccord avec ce que vous dites. Sur certains points, nous sommes même complètement d'accord, notamment sur le passage où vous évoquez la mondialisation et l'alter mondialisme, ainsi que la vision actuelle, de toutes les instances, à court terme, essentiellement économique et réductrice.

 

J'espère que, le moment venu de révéler le contenu de mes propositions, vous serez toujours de mes lecteurs. Si ce n'est trop vous demander, peut-être pourriez-vous, dans vos prochains commentaires, utiliser un langage plus à ma portée, je veux dire par là, éviter les références compréhensible uniquement par les spécialistes, car comme je vous lai dis, je n'ai qu'un niveau primaire. Si, comme tout le monde, je connais Nietzche, Marx et, plus contemporain, Derrida, je dois bien avouer que les autres références me sont passées un peu au-dessus de la tête.

 

Merci encore pour votre commentaire et à bientôt peut-être ?

B. Gonel
Anthony Le Cazals - Posté le 08/07/09 15:30

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37 messages

Mais il s'agit aussi d'une culture politique. Cela passe par l'action mais plus encore par le discours entre citoyens. Ayant donné des références diverses je cherche avant tout à ne pas rréduire la politique , là est mon optique. Il ne s'agit pas d'avoir beaucoup de culture mais vous y gagnerez par exemple à consulter divers sites, à lire les hors série du point sur Marx ou NIetzsche. Cela tout simplement ne réduit pas la politique au quotidien, aux propositions souent corporatistes ou petites bourgeoises.

Avec internet il se passe quelque, qui n'est pas maîtrisé par l'Etat et qui un jour le transformera. Mais éducation politique est d'un bas niveau mais vision des choses est personnelle et certainement à une autre échelle. Mais il est étonnant que des penseurs ne soient pas réinvestir dans le champ politique alors qu'ils en ont décrit les impasses. L'action prime je vous l'accorde, mais l'éducation (depuis les Grecs ou les Perses qui ont formés les juifs à leur monothéisme cf. L'exode à Bagdad) et le doute (avec Montaigne) sont des actions.

On peut mettre en doute Genêt (le Balcon) comme Lacan parlerait de phallus mis à nu. Si je peux vous inciter à quelques lectures et ainsi à un décryptage plus fin, peut-être, même meilleur que le mien, j'aurai gagné. Il y a des mandarins de la pensée politique qui soient ramènent.

Je vous conseille quelques libraires si vous habitez Paris comme celle de l'Eternel Retour ou celle de l'Atelier (sans vous amenez chez les derniers blanquiestes-proudhonniens librairie 371 de Ditmar). Il doit en exister d'autres en province. Vous potasseriez quelques bouquins politiques dès cette nuit que ce ne serait pas peine perdue, Eduquer la jeunesse. A vrai dire il faut un an pour se forger une vision de l'effervescence "Pensée 68" avec ses ratés bien entendus. Il est vrai que Castoriadis avec sa poltique d'autonomie est celui qui est allé le plus loin même s'il a laissé aux citoyens l'acte de forge eux-même leur constitution autonome. Je ne suis pas castoriadien mais peu sectaire je vous renvoie à ses articles www.magmaweb.fr/spip/spip.php?rubrique42 (Castoriadis se plantait par amalgame sur le courant de micropolitique dont je fus). Ca parle essentiellement des ratés de mai 68 ou du socialisme stalinien. Sur les différentes formes de politiques

Les partis étaient avant de simple options politique on disaient qu'on était du parti de la "bourgoisie" ou du parti du "peuple" ou des "travailleurs". La politique représentative ou parlementaire se les est accaparé sous la forme d'instances organisées : les partis parlementaires. La crise actuelle du politique est simplement le fait d'une crise de la représentation

Tout ce que je peux écrire et qui vous déconcerte dans un premier temps est je crois disponible ici notamment dans les textes où en sommes nous à notre époque qui parle du passage d'une politique représentative ou étaitque à une politique de l'affection où les rôles sont véritablement inversés et où la société civile via le net. Mais c'est le pas de l'Etat au Net , de l'étatique à la nétique, car le terme de politique ne vaut véritablement que pour les cités grecques (cf. la politeia de Platon mal traduite sous le terme de République par Cicéron). Parler de passage de l'Etat au Net est une raccourci qui ne tient pas compte des réels rapport de pouvoir ou de domination, mais témoigne d'un déplacement de la sphère effervescente des contre-pouvoirs.

N'oubliez pas de donner les références de votre livre après parution. Internet est aussi une bonne manière d'éditer. Nous inventons en même tant que nous discutons.

Bonne après-midi à vous.

www.paris-philo.com

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