Politique Directe

Politique Directe

Créée le 04/05/2007 par Anthony Le Cazals
Politique réelle et action directe, elles se font ici et maintenant. Ne laissez pas le pouvoir du peuple, par le peuple pour le peuple à ses représentants. Parlons d'action et de politique par delà la représentation des élus avant tout

Appel aux citoyens "ordinaires" de la "france d'en bas"

Bernard Gonel - Posté le 05/07/09 13:44

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53 messages

Appel aux citoyens ordinaires de la "France d'en bas" : imposons notre propre modèle de société !

 

Dans mon précédent article, de la semaine dernière, j'évoquais en conclusion une part de plus en plus importante de la population (et pas seulement en France d'ailleurs) au sein de laquelle commençait à se dessiner une idée nouvelle, porteuse d'espoir.

 

Cette volonté d'un nouveau modèle de société conçu par des gens du peuple et pour des gens du peuple, semble faire son chemin et devenir de plus en plus répandue, si j'en juge par les commentaires sur plusieurs de mes blogs. Cette idée aurait pu sembler ubuesque il n'y a pas si longtemps, mais en écoutant les conversations autours de moi, que ce soit entre amis, ou en prêtant une oreille indiscrète aux conversations de comptoir, j'ai pris conscience que l'idée ne semble plus aujourd'hui aussi stupide que ça. Si nous voulons mettre un terme au système ignoble dans lequel on nous fait vivre depuis trop longtemps, il est temps, en effet, me semble-t-il de montrer à tous ces politiciens que nous pouvons nous passer d'eux.

 

Bien que nous soyons largement plus nombreux qu'eux, une infime minorité de privilégiés (politiciens, patrons des multinationales de la finance et de l'industrie) continuent de rester les plus forts et nous écrasent de leur toute puissance. Mais s'ils sont les plus forts, c'est uniquement parce que nous sommes divisés, trop occupés à nous chamailler les quelques os et miettes qu'ils consentent à nous jeter, comme à des chiens, du haut de la table où ils se goinfrent des plats que nous leur avons servi. Toutefois, au fond de nous, nous voulons tous la même chose, accéder à la table, pour pouvoir enfin partager équitablement ce qui s'y trouve.

 

Le moyen d'y parvenir n'est pourtant pas aussi insurmontable que nous persistons à le croire, c'est même tout à fait réalisable avec un minimum de bonne volonté. Il suffit tout simplement de mettre de côté nos petites ambitions mesquines et personnelles, de prendre conscience de notre potentiel, de retrouver confiance en nous et de nous unir. Il ne nous reste plus maintenant qu'à trouver la force de croire en notre capacité à changer les choses, à retrouver un minimum de courage et de combativité et surtout à retrouver la notion de solidarité ! Est-ce vraiment là quelque chose qui vous semble impossible ?

 

Comme tant d'autres, j'ai espéré longtemps que des gens ayant une certaine notoriété (intellectuels, philosophes, écrivains, artistes, scientifiques, etc) se décideraient à faire quelque chose, c'eut probablement été plus facile pour eux et à coup sûr plus retentissant. Mais, puisque rien ne vient, j'ai entrepris, moi, simple citoyen de la "France d'en bas", de rédiger un livre. Conçu comme un programme politique, les mesures que je proposerai dans mon livre, se veulent la synthèse des attentes que j'ai entendu ici et là, dans des milieux très divers qui vont du SDF au petit commerçant, ou patron de petite entreprise, en passant par le smicard ou le retraité, etc. Malgré mon impatience à en révéler le contenu, je ne pourrai malheureusement le faire qu'après l'avoir terminé (bien sûr) et surtout après que les éditeurs l'aient accepté (ou refusé, dans ce cas je créerai un site Web).

 

J'en entends déjà certains pouffer de rire et dire "Tiens, encore un allumé qui se voit déjà président de parti, député, ministre et pourquoi pas président de la République, tant qu'on y est ?" Eh bien, non, je ne suis pas mégalomane et mon but n'est pas là. D'abord, je suis trop vieux, ensuite, je n'ai pas le niveau nécessaire et enfin, je ne suis pas assez solide pour évoluer dans ce milieu de requins sans pitié. D'autre part, je trouve le monde politique si répugnant (en raison de l'arrivisme des politiciens et de la facilité avec laquelle ils promettent tant de choses que jamais ils ne tiennent), que me retrouver sur les mêmes bancs que ces gens là me serait particulièrement pénible.

 

Ma seule ambition est d'être l'élément déclencheur, de faire en sorte que puisse se regrouper des gens qui jugeraient le modèle de société proposé dans le livre conforme à leurs attentes. À eux ensuite de faire ce qu'ils jugeront utile de ce nouveau mouvement ainsi créé. Alors, si justement il y en a parmi vous qui se sentent, eux, de taille à faire une carrière politique, c'est le moment de sauter sur l'occasion, car dans ce qu'il ne tient qu'à nous de créer, tout est à construire et tous les espoirs sont permis à ceux qui voudraient s'investir.

 

Mais alors me direz-vous, si ce n'est pas l'intérêt, l'ambition ou la soif de pouvoir qui me guident, pourquoi est-ce que je me donne tant de mal ? Tout simplement parce que, si aucun de ceux qui auraient pu en prendre l'initiative ne veut s'en donner la peine, il faut pourtant bien que quelqu'un le fasse. Je sais, de nos jours, on ne fait rien pour rien et ça peut sembler bien étrange, suspect même, que quelqu'un puisse se lancer dans une telle tâche sans avoir derrière la tête la secrète idée d'en tirer le maximum de profit. Probablement cela aurait-il été en effet le cas il y a une vingtaine d'années, j'en conviens. Mais aujourd'hui j'aspire seulement à pouvoir profiter de ma retraite dans de meilleures conditions qu'avec ma misérable pension actuelle et au moins aurais-je essayé de faire quelque chose de constructif et positif dans ma vie.

 

Plus concrètement, ma principale motivation, c'est la pensée que nous, les gens de ma génération, devrions avoir honte du monde que nous laisserons à nos enfants. Après tout, si les politiciens ont pu si longtemps nous manipuler comme ils l'ont fait, ce n'est qu'à cause de notre résignation, de notre lâcheté, de notre égoïsme et de notre manque de combativité.

 

Si vous refusez de céder à la résignation, si vous êtes conscients de la nécessité d'agir pour promouvoir un nouveau modèle de société, conçu par des citoyens ordinaires comme vous et moi, n'hésitez pas à me contacter. Du nombre de vos réponses dépendra la suite de mon action. Si vos messages vont dans ce sens, je m'emploierai alors à faire en sorte que tous ceux qui le souhaitent puissent se regrouper, de les aider à s'organiser et servir de lien entre chacun, pour qu'enfin, ensemble, nous agissions concrètement pour imposer une société plus juste et plus humaine.

 

B. GONEL

Anthony Le Cazals - Posté le 08/07/09 14:04

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37 messages

Bernard Gonel a écrit :

 

Cette volonté d'un nouveau modèle de société conçu par des gens du peuple et pour des gens du peuple, semble faire son chemin et devenir de plus en plus répandue, si j'en juge par les commentaires sur plusieurs de mes blogs.

Je ne ferais que souligner certains points que vous énoncez, en espérant d'autres posts de votre part, sur la combativité à avoir et le fait de ne jamais céder sur son propre désir, c'est-à-dire ne pas céder à la résignation. Je ne réécrit pas ce que vous dites aussi dans vos deux derniers paragraphes.

Simplement j'attire votre attention sur notre modèle actuel de constitution pour peut-être suggérer une constitution marquée par davantage d'autonomie, c'est-à-dire moins de réprésentation, moins d'état et plus de citoyens ordinaire. Cela passe par une certaine éducation qui n'est pas idéologique puisque les tenants sont aussi bien de droites que de gauche, voir "apartides".

Dans la consitution française est écrit :
article 2 :
Son principe est : gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple.
article 3 : La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum.
L'article 3 ne fait que détrouné l'idée que le peuple aurait une souveraineté (cela est propre à la vision des Etats-Nation) et permet à la caste des réprésentants de se l'arroger. Le gouvernement du peuple par ses représentants.
(source : conseil constitutionnel)

Peu de gens l'ont anticipé mais nous vivons simplement un bouleversement technologique qui fera si on l'embraye bien qu'une tout autre ce que l'on appelle vaguement le participatif (c'est même le fétiche, l'idole qui risque de rester) alors que la prise de parole et de discussion au sein de la société civile est bien plus grande et se moque de la représentation.

www.paris-philo.com

Bernard Gonel - Posté le 08/07/09 15:13

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53 messages

Re-bonjour et re-merci pour cet autre commentaire. Je viens de répondre à votre précédent commentaire et je suis cette fois beaucoup plus à l'aise pour vous répondre, car nous sommes là en accord total.

 

Me basant sur le fait que nos "représentants" ne nous représentent, à l'évidence, que le temps d'une campagne électorale, pour oublier ensuite ceux qui les ont élus et ne servir que leur propre intérêt (et celui de leurs amis), je pense comme vous qu'il convient de rendre plus d'autonomie au peuple.

 

Ainsi, dans le projet de réforme de la constitution qui sera annexé à mon livre, figurera (pour ce qui nous occupe ici) l'obligation de consulter le peuple sur un certains nombre de sujets. Un peu limité par la nécessité de ne pas trop en révéler sur le contenu de mon livre, je ne vois qu'un exemple que je puisse citer, car c'est un point qui n'a pas grande importance (et qui pourrait même sembler peu sérieux, mais heureusement, il y en aura d'autre d'une toute autre importance).

 

Je cite également cet exemple, car il se rapporte à un fait relativement récent et que la portée et les conséquences en sont infiniment moins importantes que les autres obligations de consultation populaire qui figureront dans le livre. Dans mon projet de réforme de la constitution, figurera donc l'obligation de soumettre au peuple toute augmentation de revenu des élus, des hauts fonctionnaires, membres du gouvernement et… Oui, bien sûr, du Président de la République.

 

Je sais, c'est un exemple un peu puéril et vous imaginez peut-être ma frustration de ne pas pouvoir en révéler plus sur le contenu de mon libre. D'autant plus que ce projet de réforme de la constitution est tout simplement la clé de voute de tout le bouquin. La quasi-totalité du livre repose en effet sur cette réforme.

 

Bien sûr, on m'objecte souvent que nous vivons dans un pays dont les citoyens sont peu friands du déplacement aux urnes. Mais le passé nous a montré que, s'ils se déplacent peu pour les élections, lorsqu'il s'agit d'un référendum, donc de leur demander leur avis, ils se déplacent massivement.

 

En raison des vacances (je pense qu'il y aura peu de monde pour me lire avant septembre), bien que je continue à valider les commentaires, je n'y répondrai donc pas avant début septembre. Aujourd'hui est donc le dernier jour où j'y réponds, jusqu'u mois de septembre. Malgré cela, j'espère sincèrement vous conserver parmi mes lecteurs, car vos commentaires me semblent particulièrement judicieux.

 

Cordialement.

B. Gonel
Anthony Le Cazals - Posté le 08/07/09 16:08

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37 messages

Mais je sais que nous sommes à peu près d'accord, déjà pour la précédente fois. Je cherche simplement à indiquer que toute action politique doit être pensée pour être efficace, sinon c'est peine perdue  : Marx est l'initiateur de la première internationale (AIT), Sans rentrer dans une politique de grande violence (ni vous faire une propagange communiste ce que je ne suis pas) il y a des formes de politique directe. La pemière internationale en est une : elle comportait des syndicats anglais trade union qui voyaient là une moyen d'éviter que les briseurs de grève ne viennent d'autres pays, comme il y a actuellement des briseurs d'industrie malgré eux, mais aussi des proudhonniens français qui eux étaient protectionnistes puisque artisans et petit entrepreneurs il avaient besoin d'un marché protégé. Les choses ont changé mais la commune de Paris fut l'oeuvre finale et malheureuse de cette première internationale. C'est à partir de là que se produit le marxisme qui n'était pas très marxien puisqu'il mit en place
.

En fait je vous fait le résumé de quelques lectures. Mais les proudhonniens n'étaient pas plus méchant que les gens qui discutent sur internet, ils étaient même idéalistes à la manière dont il se sont défendus de leur ennemis étrangers (les Prussiens) et de leur ennemis 'de classe" (les Versaillais). Le dialogue me semble plus constructif et surtout plus éducatif.iSurtout si les possibilités du dialoagues sont remplies. Les internationales sont une polique qui a fait son temps (Engles fera la deuxième, Lénine la troisième et les Trotskystes la quatrièmes). Ils seront même immités mais ce sont là aussi des penseurs, à plus courte vue que Marx. Pour Marx lui-même la première internationale avait fait son temps puisqu'il dissoudra l'AIT (1ère intern.) en la transférant à New-York (tous les membres étaient européen). Encore une fois je ne suis pas marxiste tout au plus marxien mais Jacques Attali l'est bien aussi.

Ce que je cherche à dire c'est qu'il y a d'autres manières de faire de la politique. Qu'il y a de plus en plus de gens aptes à une pensée rationnelle parce que on leur a apppris à lire (l'enseignement gratuit et obligatoire c'est Condorcet même s'il n'y croyait pas, ce sera reppris par les anarchistes qui s'enorgueilleront d'en être les pères, et c'est Ferry qui l'appliquera).

Je vais pousser l'outre-cuidance jusqu'à vous demander si le "peuple" existe, l'avait vous rencontré, certes il existe la multitude des peties gens et des sortes d'"aristocrates" défenseurs de la démocratie qu'on nomme intellectuels, mais le peuple est toujours convoqué pour qu'on le prenne par derrière avec l'idée de souveraineté (la souveraienté coercitive par exemple dans le Lévianthan de Hobbes, qui avec Machiavel est à la base de la pensée politique de Spinoza). Je vous en parle parce que c'est une manière d'amener une autre branche de la politique actuelle, l'opéraïsme italien avec Negri qui est une politique des multitudes (sortie du chapeau de Spinoza, Negri avait suivi les cours de Deleuze sur ce philosophe), on pourrait y raccrocher un autre pesneur Giorgio Agamben, qui fut le professeur du fameux Julien Coupat. vous tourverez des vidéos sur http://intercession.over-blog.org/. Par contre contrairement aux castoriadiens, il ne osnt pas pour les constitutions.

Mais passé d'une politique de représentation à une politique d'affection. NB :  (le sommet de la réprésentation fut le Versailles de Louis XIV, dans le théâtre, dans la fausse chambre à coucher, dans l'escalier des conciliabules, dans les jardins...)

Bon été alors. Dommage que nous ne puissons poursuivre le dialogue

www.paris-philo.com

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