Aurelien Royer
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Posté le 27/07/09 11:49
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Confiance
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Pour ma part, j'ai déjà eu l'occasion de le dire, cette aventure me fascine. Peut-être parce qu'avant d'être historien-géographe, j'ai suivi des études scientifiques. Je suis réellement passionné par tout ce que l'homme peut découvrir sur l'histoire (on y revient, en fait !) de l'univers, de notre espèce, de cette planète que nous ne pouvons bien respecter que si nous la connaissons bien. Protéger la Terre, n'est-ce pas aussi la comprendre, dans ses mécanismes les plus complexes? J'y reviendrai, sur mon blog, prochainement.
La question qui se pose est donc de savoir si le bénéfice que l'homme tire de telles missions spatiales est "rentable" (le mot ne me plaît pas du tout, mais traduit au mieux ma pensée) par rapport aux coûts engagés? Bref, les résultats d'Appolo, et de la future mission Constellation (sur laquelle réfléchit la NASA), méritent-ils de dépenser tant de milliards? Question difficile. A laquelle il est en fait impossible de répondre par un "oui" ou un "non" totalement affirmatif. Aller sur Mars, c'est un rêve qui caractérisera dans l'avenir la même humanité qui a fait ce "bond de géant" il y a 40 ans. Ne pas y aller, c'est se priver d'informations que nous pourrons transmettre à nos enfants et de technologies qui peuvent aussi changer notre quotidien.
Dès lors, partons d'un constat. Derrière l'objectif de repartir sur la Lune, puis vers Mars, se cachent, comme dans les années 1960, des enjeux politiques indéniables. La comm' du pouvoir chinois sur la sortie dans l'espace de son premier taïkonaute et les progrès scientifiques réalisés par l'Empire du milieu montrent que, pour Pékin, l'espace est aussi un terrain sur lequel disputer la vedette aux Etats-Unis, après l'avoir fait en matière économique et sportive. Dans le même temps, enthousiastes, les ministres de la Recherche européens se fécicient que l'UE puissent envoyer, de manière indépendante, son propre équipage vers le satellite de la Terre. Des coopérations se nouent d'ailleurs entre UE et Russie: ce qui montre que le régime de Moscou peut être un partenaire sur lequel compter.
Ce constat étant fait, je crois pouvoir répondre à la question. Oui, l'homme doit retourner sur la Lune puis vers Mars. A condition que les pays abandonnent cette compétition absurde. Comme je crois en une armée européenne, qui fédère les moyens des armées nationales des Etats membres (ce qui permettrait à chacun de réaliser des économies), je crois en un programme spatial mondial, regroupant TOUS les Etats car les bénéfices d'une telle expédition appartiendront à tous les hommes, et pas seulement aux Européens, aux Américains ou aux Chinois, selon la nationalité du "vainqueur". Réaliser un seul programme permettrait de ne pas dépenser autant d'argent que ce que devraient coûter, mis bout à bout, tous les programmes en cours. Car, de ces milliards (en tout cas, d'une partie d'entre eux), des milliers d'êtres humains, qui ne vivent pas convenablement sur Terre, en ont besoin. Oui, au rêve martien. Mais, une fois que la population mondiale vivra décemment !