Questions de société

Questions de société

Créée le 29/10/2009 par Julien Lecomte
Questions de la vie sociale, des tendances culturelles actuelles, des idéologies sous-jacentes à nos cultures,...

Oeuvres

Julien Lecomte - Posté le 30/10/09 00:49

Niveau : Confiance
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Ici, postez des liens, articles, images, textes ou vidéos concernant des choses qui vous ont fait réfléchir quant au sens de la vie/le monde/la société actuelle... Faites profiter tout le monde d'extraits choquants, émouvants ou étonnants qui vous ont marqué.

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Julien Lecomte - Posté le 04/11/09 02:37

Niveau : Confiance
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The Paradox of Our Age by The (14th?) Dalai Lama

We have bigger houses but smaller families;
More conveniences, but less time;
We have more degrees, but less sense;
More knowledge, but less judgment;
More experts, but more problems;
More medicines, but less healthiness;
We've been all the way to the moon and back,
but have trouble crossing the street to meet the new neighbour.
We build more computers to hold more information to produce more copies than ever but have less communication.
We have become long on quantity, but short on quality.
These are times of fast foods but slow digestion;
Tall men but short character;
Steep profits but shallow relationships.
It's a time when there is much in the window, but nothing in the room.

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Julien Lecomte - Posté le 04/11/09 02:38

Niveau : Confiance
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IF - Rudyard KIPLING

Si tu peux voir détruit l’ouvrage de ta vie,
Et sans dire un seul mot te mettre à rebâtir,
Ou perdre d’un seul coup le gain de cent parties,
Sans un geste et sans un soupir ;

Si tu peux être amant sans être fou d’amour,
Si tu peux être fort sans cesser d’être tendre,
Et, te sentant haï, sans haïr à ton tour,
Pourtant lutter et te défendre ;

Si tu peux supporter d’entendre tes paroles,
Travesties par des gueux pour exciter des sots,
Et d’entendre mentir sur toi leurs bouches folles,
Sans mentir toi-même d’un seul mot ;

Si tu peux rester digne en étant populaire,
Si tu peux rester peuple en conseillant les rois,
Et si tu peux aimer tous tes amis en frère,
Sans qu’aucun d’eux soit tout pour toi ;

Si tu sais méditer, observer et connaître,
Sans jamais devenir sceptique ou destructeur,
Rêver, mais sans laisser le rêve être ton maître,
Penser sans n’être qu’un penseur ;

Si tu peux être dur sans jamais être en rage,
Si tu peux être brave et jamais imprudent,
Si tu sais être bon, si tu sais être sage,
Sans être moral ni pédant ;

Si tu peux rencontrer Triomphe après Défaite,
Et recevoir ces deux menteurs d’un même front,
Si tu peux conserver ton courage et ta tête,
Quand tous les autres les perdront,
Alors les Rois, les Dieux, la Chance et la Victoire,
Seront à tout jamais tes esclaves soumis,
Et, ce qui vaut bien mieux que les Rois et la Gloire,
Tu seras un homme, mon fils.


(Trad. PAUL ELUARD)

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Julien Lecomte - Posté le 04/11/09 02:39

Niveau : Confiance
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Ce texte est l'oeuvre d'un chrétien. Seulement, si on enlève les allusions à Dieu, je trouve qu'il s'adresse à n'importe qui comme s'il ne l'était pas. Je crois que même en étant d'une autre religion ou athée, ce texte peut vouloir dire quelque chose... Je crois que même quand on ne croit pas en une religion, on peut rester ouvert à son message et se le ré approprier. Parallèlement, je crois qu'un croyant doit être ouvert aux messages profanes et des autres religions... Fin de parenthèse, car la réflexion n'est pas là.

On attribue ce texte à Charles Péguy.

« Cela m'étonne toujours, dit Dieu, d'entendre les gens dire : - Nous sommes mariés!... Comme si on se mariait un jour ! Laissez-moi rire. Comme si on se mariait une fois pour toutes. Ils croient que c'est arrivé, et qu'ils peuvent vivre, vivre de leurs rentes d'amour de gens mariés. Comme si on se mariait un jour. Comme s'il suffisait de se donner une fois, une fois pour toutes. Comme si Moi-même j'avais fait le monde en un jour ; comme s'il ne fallait pas, à tout prix, pour un bon sens enfin, se marier tous les jours que je fais. Les hommes ne doutent de rien! Deux moitiés ont tant à marier! Quand on a été vingt ans seul, jeune homme seul, jeune fille seule, si différents, de souches étrangères l'une et l'autre depuis des générations d'antan. Que de choses à donner et à recevoir. Que de choses à recevoir et à donner, mes enfants ! »

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